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Il n’a pu apprendre un métier en raison du manque de capacité intellectuelle. Après être resté deux ans chez son père, il a été successivement 5 mois chez un doreur, dans une maison d’exportation, dans une maison de chapeaux, chez un pharmacien, dans une librairie, où il gagnait 65 francs par mois.
Il s’entendait assez bien avec son père et ses frères, mais il aurait quitté la maison à la suite d’une observation qu’on lui aurait faite pour avoir découché‘ une nuit. Il affirme avoir été débauché par un camarade, qui l’a mis en rapport avec d’autres pédérastes, et rapidement il à été au courant des habitudes et des endroits du racolage; il raconte plutôt naïvement les actes auxquels il se livrait. Il conduisait ses clients dans un hôtel de la rue Montmartre et recevait des sommes variant de 5 à 20 francs. Il avait trouvé ces temps derniers un ami qui lui était très attaché.
Ce qui l’attirait, c’était le moyen facile de gagner de l’argent et le fait de mener une existence en somme beaucoup plus agréable que n’est celle d’apprenti ou de garcon, de courses. Ce n’est pas par perversion sexuelle qu'il faisait ce métier, car il préférait pour son plaisir avoir des relations avec des femmes. e
Il présente une voûte palatine en ogive, des dents en surnombre. Ses organes génitaux sont bien développés, l’anus légèrement enfoncé, mais on ne trouve aucune lésion.
En somme, R... se présente comme un débile congénital physique et mental. Les actes dont il est inculpé sont en rapport avec sa mentalité; cependant il est plutôt un débile avec peu de défense contre les suggestions mauvaises qu’un vicieux.
L'’inculpé, qui paraît susceptible d’amendement, pourrait profiter d’une éducation surveillée et bien comprise.