‹ Anormaux Constitutionnels et Défense SocialeChapitre 51 sur 51 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il existe une catégorie spéciale d'individus qui, de par leur constitution psychique, ne sont ni des aliénés, ni des criminels; ce sont des êtres anormaux qui, dès leur jeunesse, se montrent déjà insociables. |

A l’école, se sont des mauvais élèves, pillards et vagabonds, qui exercent une mauvaise influence sur leurs camarades et font le désespoir de leurs maîtres.

Ils ne peuvent faire leur service militaire qu’en prison ou aux corps de discipline.

Incapables de vivre d’une façon régulière et normale, par suite de leur amoralité, de l’absence de toute sentimentalité, ils font courir aux membres de la société les plus graves dangers. Ce sont des brutes capables d’accomplir n’importe quelle mauvaise action pour satisfaire leurs penchants. Chaque jour, on enregistre leurs méfaits, on déplore leurs crimes et cependant on est désarmé à leur égard.

Les sanctions habituelles n’ont sur eux aucun pouvoir correctif ; 1l est du reste injuste de les envover en prison, puisqu'ils ne sont qu’en partie responsables de leurs actes.

À l’asile, ils ne sont pas à leur place non plus, ce sont des sujets à intstincts antisociaux, fauteurs de troubles, mais non aliénés, qui nécessitent des mesures sévères.

Leur présence dans des établissements, où on prétend

soigner les. malades, a du reste de graves inconvénients ; cependant, actuellement, nous les voyons circuler entre la . prison et l’asile. La nécessité de construire pour eux des établissements spéciaux, qui tiendraient de l’asile et de la prison, s’impose donc. \

Placés dans ces asiles de sûreté par l’autorité judiciaire, ils seraient mis dans l’impossibilité de nuire et n’en sortiraient qu'après avoir donné les preuves qu'ils sont capables de vivre correctement dans la société.

Ces réformes qui s’imposent donneraient des résultats de la plus haute importance pour la société, qui serait mieux protégée, pour les aliénés ordinaires qui séraient débarrassés d’un contact pénible, pour les asiles départementaux d’où l’on pourrait voir disparaître les derniers vestiges rappelant encore la prison, enfin, pour les anormaux eux-mêmes, qui pourraient se livrer à un travaii révulier et bénéficier d’une rééducation morale.

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