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triomphe à la tète des guerriers de Moundliir.
Ke sang est figé sur son armure.
Moundhir raccueillit comme le salut, lui donna les mille chamelles, envoya un ambassadeur à la tribu d’Abs pour amener Abla à son héros et pour célébrer les noces dans sa * capitale. Il exigea seulement qu’Antar ne quittât pas ses États jusqu’à ce qu’il eût obtenu le pardon et la réconciliation avec Cliosroès, son souverain ; il se repentait de l’avoir offensé. L’occasion de celte réconciliation se présenta bientôt.
Un guerrier romain, auquel le poète arabe donne le nom barbare de Bathramoutb, était arrivé à la cour de Cliosroès pour soumettre l’empire Persan à la foi du Christ, qui com-
mençaità cetteépoqueà se répandre en Orient.
Ce Bathramoutli, moitié apôtre, moitié soldat, accomplissait à la cour de Perse des prodiges de force et d’adresse sous les armes qui humiliaient les guerriers de Chosroès. Soixante fois vainqueur des plus fameux cavaliers persans dans des combats singuliers devant le roi de Perse, Bathramouth défiait en vain à de nouvelles épreuves tous les héros de l’Iram et de l’Arabie. Un sage vizir, âgé de plus d’un siècle, conseille à Chosroès de se réconcilier avec son ancien ami le roi Moundhir et de l’appeler à sa cour avec cent des plus intrépides cavaliers du désert, parmi lesquels Balhramouth trouvera peut-être un rival digne de lui, et l’honneur de la couronne un vengeur.
Moundhir arrive; il amène Antar monté sur Abjer.
Après cinq heures de combat acharné dans la lice, Anlar immole Bathramoulh. La Perse triomphe des Romains par le bras d’un esclave noir. Le roi Chosroès lui donne les richesses du vaincu, et l’admet à ses festins avant de congédier Moundhir. Le luxe efféminé de la table des Perses étonne le sobre Arabe du désert.
« O maitre, dit-il au roi Moundhir, ces mets nombreux et variés, les rois de Perse en mangent-ils tous les jours, ou bien sont-ce là des délices qu’ils se donnent à des fêtes fixes de l’année? Car je ne vois pas ici de la ehair de chameau, et ces aliments légers ne sont bons que pour des enfants. »
Moundhir le fait rougir de sa simplicité et de son ignorance.