n refr<)ii\f touii- ma naiiime Ht toute ma sércnitc
Ht je bénis, du fond de l'âme, Les Muscs qui m'ont visité .
\' 1er OR Ub La I' RADE.
l'HTII
Le )our nait : les tînes vapeurs Serpentent le long des collines.
Et ce sont d'exquises senteurs Sur les prés et dans les ravines.
I. GUcc qui occupe un espjcc de mur entre «Jeux fenêtres, ou -mlï' «'«ius d'une chcmincc.
Devise et armes peintes sur l'ccu sei^ncuriaL
* --s Muses inspiratrices sont les deux tilles du jhjcIc.
Tout se ranime, tout bruit' Dans les clairières* embaumées; Le vieux et doux clocher reluit :
Voici les petites fumées!
Oh ! combien j'aime à les revoir, Ces chères petites fumées Qui parlent, du matin au soir.
D'humbles familles bien aimées!
Dans la campagne, les vallons, Pour elles je ferais des lieues :
Que j'aime leurs légers sillons!
Que j'aime leurs spirales bleues H
Il faut que je le dise ici :
Même dans la ville enfermées Je les aime et les guette aussi.
Ces chères petites fumées!
Solitaire, combien de fois, Devançant le signal de l'âtre.
J'assistais au réveil des toits, Flocons noirs dans le ciel grisâtre^!
Madame Blanchecoite
r. Le verbe bruire indique un murmure vague et confus.
2. On appelle clairières les parties des bois où les arbres sont clairsemés.
3. Une spirale est une courbe qui tourne autour de son centre.
4. Cette pitié tendre pour les humbles inspire encore cette pièce, que le poète intitule la petite Maison :
Dieu garde la maison, la petite maison
Déserte sur la plage ! Voici les vents d'hii'er, et la rude saison
Sévit sur le rivage.
Dieu garde la maison, la petite maison
Du pêcheur solitaire!
La neige est dans la brume, au l'ord de l'horizon,
La neige est sur la terre.
Dieu garde la maison, la petite maison
Tremblante au nol qui gronde!
L'ouragan est si noir, l'Océan si profond,
Elle est si loin du monde!
soL's LA corn
C'est comme un nid fait dans les herbes. Du seuil de la vieille maison, A travers des arbres superbes On voit miroiter l'horizon.
Du logis que le chaume couvre Sous la côte, à l'abri du vent, Tous les matins la porte s'ouvre En face du soleil levant.
Une source coule et murmure Près de la haie, à fleur de sol'; Un gros pommier, de sa ramure.
Fait à la source un parasol.
Cherchant sa pâture avant l'aube Et troublant le petit flot clair.
Un canard y lustre sa robe.
Le ventre à l'eau, le dos à l'air.
Dans le sein de cette chaumière Et sous ces feuillages épais, La Vie entre avec la Lumière, Avec l'Ombre descend la Pai.x.
O destin, que tout bas j'envie!
Doucement, au fond de ce nid.
Reposent, au soir de la vie, Deux cœurs qu'un tendre amour unit.
L'homme et la femme ont le même âge".
Pas chancelants et blancs cheveux; Mais ce serait vraiment dommage Qu'ils ne fussent pas aussi vieux'.