I. Les cœurs étaient plus jeunes que leur ige
■. C'est un village de l'Artois, où est né le peintre. La rime permet
Mipprinier Vs.
\. Il mclc à son tableau un accent religieux. La nature est ici comme
temple, d'où partent la prière et l'cnccn-;. 4. Sous les rayons du soleil couchant.
VIEUX JAKDINS
Qui n'aime ces jardins des humbles dont les haies
Sont de neige' au printemps, puis s'empourprent de baies
Que visite le merle à l'arrière-saison ;
Où dort, couvert de mousse, un vieux pan de maison
Qu'une vigne gaîment couronne de sa frise,
Sous la fenêtre étroite, et que le temps irise';
Où des touffes de buis d'âge immémorial
Répandent leur parfum austère et cordial;
Où la vieillesse rend les groseilliers avares;
Jardinets mesurant à peine quelques ares-».
Mais si pleins de verdeurs et de destructions^
Qu'on y suivrait le fil des générations;
Ou, près du tronc caduc et pourri qu'un ver fouille,
Les cheveux allumés, l'enfant vermeil gazouille;
Où vers le banc verdi les bons vieillards tremblants
Viennent, sur leur béquille appuyant leurs pas lents
Et gardant la gaîté, — car leur àmc presbyte^'
Voit mieux les beaux lointains que la lumière habite, —
D'un regard déjà lourd de l'éternel sommeil,
Tout doucement sourire à leur dernier soleil?