‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 113 sur 444 · Cat elles sont toutes fleuries d'aubépine · texte numérisé non relu

Cat elles sont toutes fleuries d'aubépine

2. Ce sont les ccndlfs, petits fruits rouges dont les oiseaux sont friands.

j. S'iriser veut dire prendre les couleurs de Viris, de Viirc-fii-ciil. Ici, ce mot, que la rime a peut-être commandé, indique les teintes changeantes dont l'.îge nuance les ruines.

.\. Unrc est une mesure agraire qui contient cent mètres curés. Cent ares valent un hectare.

>. 11 y a là de jeunes pousses à côté d'arbres morts ou mourants.

6. L'œil presbyte ne voit que de loin. Le poète veut dire que les vieillards se rappellent de préférence les jours de la jeunesse ou de l'enfance.

POÉSIES DOMESTIQUES lO)

LE COURTIL on LA FILEISH*

Je sais dans la Mayenne' une pauvre maison Dont le courtil' en fleurs était tous les dimanclics L'asile hospitalier de nos jeux sous les branches. Là s'épanouissaient, dès la jeune saison.

Primevères en tas, jacinthes à foison.

Pâquerettes, coucous, boutons d'or et pervenches; Et plus on y cueillait de violettes blanches, Plus leur givre' odorant fleurissait le oazon.

Assise au bon soleil sur le pas de sa porte, La dame du logis, vieille fileuse accorte* Qui laissait, ce jour-là, reposer ses fuseaux :

« Enfants, nous disait-elle, emplissez vos corbeilles; Pillez, pillez mes fleurs, 6 mes gentils oiseaux; Mais la-bas prenez garde à ma ruche d'abeilles! »

l'AYSANI.

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