MA MAISON
Je me bâtirai ma maison De granit, de roc et de marbre; La tempête en toute saison Pourra secouer les troncs d'arbre ; Les ouragans pourront mugir Le long de sa hauteur tranquille; Dans sa solitude immobile Rien ne la fera tressaillir '.
Je me bâtirai ma maison
Comme un nid d'aigle ou d'hirondelle;
La lumière en toute saison
Jouera librement autour d'elle ; ^*^^^-*\*'*^
Sur les sommets immaculés •.•'<\\V t<KC)i
J'assoirai ma fière demeure; ^' ^
Et là, jusqu'à ce que je meurojl
Je lirai les cieux étoiles.
Je me bâtirai ma maison Sur d'impérissables assises; L'architecte en toute saison L'ornera de beautés exquises; Cet ouvrier d'éternité Maintiendra sa magnificence :
jMa maison, c'est la Conscience; Ma maison, c'est la Vérité - !
M " * A. -M. Blanciiecotti
1. Toute cette piccc est allégorique. Ce que le poète dit de sa in.tison, il faut l'entendre de son âme, de son caractère.
2. Brizeux, en s'inspirant d'une autre intention, disait aussi :
Dt Vt'gliie du bourg soniei l<i fcxiiiemmts,
La foi, la paix du caur tn furtut /.< iiwuuts.
Dix siiclfs ont f^m' sur U /.i
Donc, pour hitn affermir la •■ '
C'tst peu du granit dur, et ."
El c'est tncor trop peu ./<•< '(^
Maçons, si t»irj voule^ que w:-.
AV tombe pas au vent comme un iruff f< iwle. Dis lu ùremiirt assise, d côtt du sjicit, Urtle{ la foi naht, it l'amour, tt l'espoir.