Il est recouvert d'une housse
î. Ce mot se rapporte au rouet, qui chôme le dimanche. 4. C'était aux mains des Parques que les anciens mettaient le fil de nos jours.
Io6 ANTHOLOGIE CLASSIQUE
Puissent les tiens, qui commencent à peine. Égaler ceux que je dois au Seigneur!
Puisse surtout sa bonté souveraine A leur durée égaler ton bonheur 1 »
Et les deux mains de la grand'mère Se joignant au bord du rouet, Oh ! de quelle ardente prière Elle accompagna ce souhait !
« Les miens s'en vont, ajouta-t-elle encore, Et ma quenouille est bien près de finir ! Au soir du jour qui pour toi vient d'éclore J'arrive en paix, et je n'ai qu'à bénir! Quand du rouet de ta pauvre grand'mère Depuis longtemps le bruit aura cessé, Puisse une larme au bord de ta paupière iMonter encore en songeant au passé ! »
Grand'mère, la voilà, cette heure; Depuis longtemps il a cessé.
Et, regardez ! votre enfant pleure Auprès du rouet délaissé '!
Louis T o u k n* i h k
I. Rapprochez ces vers inspirés par la vue d'un vieux buffet de ùniille :
C'tst un large buffet sculpte ; le chêne sombre, Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens; Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre. Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants.
Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes on d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffoii<.
— C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.
O buffet dit vieux temps. In sais bien des histoires,