‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 122 sur 444 · AZAY · texte numérisé non relu

AZAY

Calme petite ville, où t'ai-je déjà \ue?

Dans quel rêve ou dans quel pavs?

Les noirs logis muets qui bordent chaque rue, Avec leur forme étrange et pourtant bien connue.

Me paraissent de vieux amis».

Les pignons > au soleil découpent leurs sculptures, A leurs pieds l'ombre se répand; t- L'herbe autour des pavés met de vertes bordures,

Les murs sont lézardés*^; aux poutres des toitures Le lierre grimpe et se suspend.

1. Allusion au sahlitr, qui mesure le temps par l'écoulement du ,hlo.

2. Le poète suppose qu'il descend l.i pente de la vie, appuyé dans sa \ieillesse sur le bras de ses fils.

?. Azay-le-Ridcau, chef-lieu de canton (Indrc-ct-Loire), arrondissement de Cliinon.

[. La plupart des petites villes de province se ressemblent. En 'yant Azay, le poète croit revenir au premier berceau de sa jeunesse. >. On appelle pigtion la partie supérieure du mur qui se termine en ointe et supporte le sommet du toit.

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