‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 131 sur 444 · Cette chanson est le murmure du vent qui les agite · texte numérisé non relu

Cette chanson est le murmure du vent qui les agite

5. Ce sont les rosiers dont les branches sont étendues et fixées contri. le mur, en éventail.

4. Un des traits originaux qui caractérisent M. Coppée est l'art de traiter les plus humbles détails de la vie familière, et de les rendre poétiques par le sentiment.

POÉSIES DOMESTiqUES lil

Et l'orme de la place où l'on dansait le soir,

Et qu'un jour de moisson avait frappé la foudre.

Et l'enseigne où Jean-Bart ' près d'un baril de poudre

I urne, pour indiquer le dtfbit de tabac,

Et le lavoir qui rit, et le vieux cul-de-sac' Où l'on jouait sous la charrette abandonnée.

La malle d'Olivier fut vite terminée. Sans doute il y régnait le désordre insolent Qu'a le porte-manteau d'un acteur ambulant. .Mais, un quart d'heure après avoir bouclé Paijrafe,

II pouvait, à travers les fils du télégraphe. D'où les petits oiseau.x s'envolaient avant peur. Le front hors du wagon qu'emportait la vapeur, Et les cheveux livrés au vent qui les fouette. Voir de Paris décroître au loin la silhouette-, Et, semés de murs gris et de blanches maisons. Verdoyer au soleil les vastes horizons.

L'express * courut avec la vitesse d'usage. Pour s'arrêter enfin dans un frais pavsage Où l'heureux vo\ ageur, ivre d'émotion.

Reconnut, attendant devant la station, .\u milieu des enfants qui demandent l'aumône. La vieille diligence, et, sur la caisse jaune. Put lire, écrit en noir, le nom de son pa\ s. 11 jeta sa monnaie aux g.tmins ébahis.

Chercha le conducteur et lui pava la goutte. Lestement, et pour voir de plus loin sur la route. 11 grimpa sous la bâche ■ ni milieu des paquets.

1. Fils d'un pcclicur, Jcaii-Bart (1651-1702) dut à sou courage et ix SCS éclatants services le titre de chef d'escadre dans la marine fransaisc. "-ous T^uis X I y,

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