ISètiquetle est le cérémonial de coiii
). L'aile du moulin, qui ne fait qu'un avec le meunier.
Fort bien achalandé', grâce à'son caractère, Le moulin prit le nom de son propriétaire; Et des hameaux voisins les filles, les garçons, Allaient à Sans-Souci pour danser aux chansons. Sans-Souci!... ce doux nom, d'un favorable augure. Devait plaire aux amis des dogmes d'Epicure'. Frédéric le trouva conforme à ses projets, Et du nom d'un moulin honora son palais.
Hélas! est-ce une loi sur notre pauvre terre
Que toujours deux voisins auront entre eux la guerre,
Que la soif d'envahir et d'étendre ses droits
Tourmentera toujours les meuniers et les rois?
En cette occasion, le roi fut le moins sage,
11 lorgna du voisin le modeste héritage.
On avait fait des plans, fort beaux sur le papier, Où le chétif enclos se perdait tout entier. 11 fallait, sans cela, renoncer à la vue, Rétrécir les jardins et masquer l'avenue.
Des bâtiments royaux l'ordinaire intendant
Fit venir le meunier, et, d'un ton important» :
« Il nous faut ton moulin : que veux-tu qu'on t'en donne?
— Rien du tout, car j'entends ne le vendre à personne. // nous faut est fort bon... Mon moulin est à moi... Tout aussi bien, au moins, que la Prusse est au roi.
— Allons, ton dernier mot, bonhomme, et prends-y garde > .
— Faut-il vous parler clair? — Oui. — C'est que je le garde. Voilà mon dernier mot. » Ce refus effronté
Avec un grand scandale au prince est raconté. 11 mande auprès de lui le meunier indocile,
1. 11 avait des chalands, des acheteurs de farine, qu'attirait sa belle humeur.