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On ne voit que le ravon détaché de l'astre mort

Ces parfums du genêt, de la sauge, du thvm,

Plus pénétrants encor le soir que le matin ;

A recueillir, muet, les vagues harmonies,

Concert accoutumé de ces heures bénies ;

L'angelus d'un hameau dans le calme des airs,

La cloche des béliers sur les sommets déserts,

Le cri du laboureur qui, là-bas dans la plaine.

Gourmande encor ses bœufs las et manquant d'haleine.

Le bruit d'une charrette aux essieux cahotés,

Les longs mugissements plusieurs fois répétés,

Le babil des oiseaux dans les branches, la note

Qu'en traversant les cieux v jette la linotte.

Ces frissons dans les bois des vents alternatifs'.

Ces mille bruits confus, mvstérieux, furtifs.

Qui, dans l'éther sans borne où l'esprit se balance-,

Ne font, tous réunis, qu'un suprême silence.

Josr.PH A L'IRAN.

PENSIVES i:nvolhhs*

Que de fois le battement d'ailes D un vol de blanches colombelles A fait fuir mes pensers rebelles.

Qui dans l'air partaient avec elles!

Que de vers à peine ébauchés

Les perdreaux dans les champs cachés.

Par ma venue effarouchés.

En s'envolant m'ont arrachés!

1. Des vents qui liuintail et aliernent du nord au midi, de l'est à "ouest.

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