Plante ù feuilles larges, ornement d'architecture
l'UtMtî. PITTURESqUES ICI
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
11 serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
11 va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent.
Et la source qui pleure un éternel absent.
Lui plaisent; il y rôde; une feuille de saule
Hn silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur',
11 choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit rave d'un long trait rouge-.
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul' ne bouge.
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit.
Et que la luciole^ au clair de lune luit.
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants.
Dort, la tète sous l'aile, entre deux firmaments.
SULLV 1*K U UIIOMML.
LES OlIiS SAUV.XGLS
Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris.
La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.
Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies.