‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 202 sur 444 · Plante ù feuilles larges, ornement d'architecture · texte numérisé non relu

Plante ù feuilles larges, ornement d'architecture

l'UtMtî. PITTURESqUES ICI

Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,

11 serpente, et, laissant les herbages épais

Traîner derrière lui comme une chevelure,

11 va d'une tardive et languissante allure.

La grotte où le poète écoute ce qu'il sent.

Et la source qui pleure un éternel absent.

Lui plaisent; il y rôde; une feuille de saule

Hn silence tombée effleure son épaule.

Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,

Superbe, gouvernant du côté de l'azur',

11 choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,

La place éblouissante où le soleil se mire.

Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,

A l'heure où toute forme est un spectre confus,

Où l'horizon brunit rave d'un long trait rouge-.

Alors que pas un jonc, pas un glaïeul' ne bouge.

Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit.

Et que la luciole^ au clair de lune luit.

L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète

La splendeur d'une nuit lactée et violette,

Comme un vase d'argent parmi des diamants.

Dort, la tète sous l'aile, entre deux firmaments.

SULLV 1*K U UIIOMML.

LES OlIiS SAUV.XGLS

Tout est muet, l'oiseau ne jette plus ses cris.

La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.

Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies.

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