‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 217 sur 444 · LES VIEUX CHATS · texte numérisé non relu

LES VIEUX CHATS

Comme ils sont tristes, les matous'. De n'être plus sur les genoux Qui leur faisaient un lit si doux!

Qu'ils regrettent les longues veilles.

Où les doigts secs des bonnes vieilles Taquinaient leurs frêles oreilles!

Alors les minets adorés.

Arquant leurs dos gras et fourrés.

Prenaient des airs énamourés ;

Ils avaient des façons béates De se lustrer du bout des pattes.

En rêvant aux mignonnes chattes ;

Ou, comme des sphinx- accroupis.

Ils ronronnaient sur les tapis, Laissant aux rats de longs répits.

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