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Toute espérance, enfant, est un roseau'.
Dieu dans ses mains tient nos jours, ma colombe;
11 les dévide à son fatal fuseau.
Puis le fil casse, et notre joie en tombe;
Car dans tout berceau
Il germe une tombe.
r. Le même sujet inspire à Voltaire les vers que voici :
Du Dieu qui noui cria la clfnunce infinie.
Pour adoucir les niaux de cei:>- V,
A place' parmi nous deux et' <iit.
De la terre â janai's aiittabla /..: ..;•
Soutien) dans Us travaux, Iretors Jau> ri'i.ii^^ruce :
L'un est le doux Sommeil, et /'ju,'- • h f^'ance.
L'un, quand l'homme accablé ici/.' V rorpt
I^s organes vaincus tans Jorce et
Vient par un calme heureux secourir la nature
Et lui porter l'oubli des peines qu'elle endure.
L'autre anime nos coeurs, enflamme voi Jairt,
Et, même en mous trompant, donne Je frais ^Vji .•
Mais aux morte II chérit à qui le ciel l'emwsie.
Elle n'inspire piùnl une infidèle joie ;
Elle apfvrte de Dieu la promesse et l'appui ;
Elle e>t inébranlable et pure comme lui.