Ces vers ont la dtMicitesse fragile d'un pastel
Mais de regarder les cieux.
Qu'au livre silencieux' Ta prunelle- sache lire, Et que, docile aux chansons, Ton oreille s'ouvre aux sons Mystérieux de la Ivre !
• Enfant bercé dans les bras De ta mère, tu sauras Qu'ici-bas il faut qu'on vive Sur une terre d'exil, Où je ne sais quel plomb vil ^ Retient notre ame captive.
Mais le ciel, dans notre ennui ', N'est pas perdu pour celui Qui le veut et le devine, Et qui, malgré tous nos maux.
Balbutie encor les mots Dont l'origine est divine.
Emplis ton esprit d'azur!
Garde-le sévère et pur.
Et que ton cœur, toujours digne
De n'être pas reproché.
Ne soit jamais plus taché
Que le plumage d'un cygne !
Th. dk Banvilll
1. Ce livre ouvert même aux illettrés, aux plus simples, est la nature, qui nous parle en silence, et plus éloquemment que tous les livres.