‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 272 sur 444 · Ne fûc-ce que par la fliute de leur accoutrement · texte numérisé non relu

Ne fûc-ce que par la fliute de leur accoutrement

3. C'est observé de près, et d'un cœur compatissant. \. Elles n'ont jamais connu leurs mères,

5. Toute cette poésie, familière, domestique et intime, est une nouveauté charmante dans notre littérature. C'est du réalisme ntiiidri.

— Pourtant ce qui vous fait, si jeunes, Pareilles aux fleurs des prisons'.

Ce ne sont ni les rudes jeûnes.

Ni les pénibles oraisons :

Ces graves filles, vos maîtresses, Vous pouvez leur dire : « Ma soeur! « Sans amour tendre ni caresses.

Elles ont du moins la douceur;

Une de ces vierges chrétiennes Joint tous les jours, souvenez-vous.

Vos petites mains sous les siennes, Hn vous tenant sur ses genoux ;

Et sa voix, bonne et familière.

Vous fait répéter chaque soir Une belle et longue prière Qui parle d'amour et d'espoir".

F. CopptE.

LA CHARrrÉ»

Au lit du vieillard solitaire

Elle penche un front gracieux.

Et rien n'est plus beau sur la terre,

Et rien n'est plus grand sous les cieux.

Lorsque, réchauffant leurs poitrines Entre ses genoux triomphants.

Elle tient dans ses mains divines Les pieds nus des petits enfants - !

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