‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 284 sur 444 · Que de pitié cordiale dans cette stroplie · texte numérisé non relu

Que de pitié cordiale dans cette stroplie

?. Le soleil aime l'égalité, il luit pour tout le monde. 11 n'a pas d«. ^dains aristocratiques.

4. lirotirr est le mot border, avec transposition de IV. Le sens primitif lit : orner le bord d'une étoffe de dessins à l'aiguille.

Alors l'âme du pauvre est pleine".

Humble, il bénit ce Dieu lointain Dont il sent la céleste haleine Dans tous les souffles du matin.

L'air le réchauffe et le pénètre.

Il fête le printemps vainqueur.

Un oiseau chante à sa fenêtre, La gaîté chante dans son cœurM

Alors, si l'orphelin s'éveille.

Sans toit, sans mère et priant Dieu,

Une voix lui dit à l'oreille :

« Eh bien! viens sous mon dôme bleu!

« Le Louvre est égal aux chaumières Sous ma coupole de saphirs^.

Viens sous mon ciel plein de lumières, Viens sous mon ciel plein de zéphyrs !

« J'ai connu ton père et ta mère Dans leurs bons et leurs mauvais jours. Pour eux la vie était amère, Mais, moi, je fus douce toujours.

« C'est moi qui sur leur sépulture Ai mis l'herbe qui la défend.

Viens, je suis la grande nature!

Je suis l'aïeule, et toi l'enfant.

« Viens, j'ai des fruits d'or, j'ai des roses, J'en remplirai tes petits bras; Je te dirai de douces choses, Et peut-être tu souriras-*!

Page 1