‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 286 sur 444 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

r. Lisez quelques pages du sermon de Bossuet sur Vèminentt dignitf

f pauvres, sur Vauguste indigent, comme dit Victor Hugo.

2. On peut comparer à ces beaux vers ce fragment lyrique emprunte

un poète allemand :

« Je suis un pauvre, pauvre homme, et je marche tout seul. Je voudiais bien une fois encore goûter le vrai bonheur. Dans la demeure de mes chers parents, j'étais un enfant bien joyeux; l'amer chagrin est Mion partage depuis qu'ils sont ensevelis. Je vois les jardins du riche,

vois les moissons dorées; mais ma route à moi est tracée par les

soucis dévorants. Cependant j'aime à demeurer au milieu d'hommes

joyeux; je souhaite le bonjour à chacun avec cœur et chaleur. O Dieu

iclie, tu ne m'as pas pourtant privé de toute joie; une douce consolation

-■ répand pour tout le monde du haut des cieux. Dans chaque village

lève ta sainte maison, et le son de l'orgue et les chants des chœurs -sonnent pour toute oreille. Le soleil, la lune et les étoiles luisent aussi pour moi, et quand tinte la cloche du soir, alors. Seigneur, je parle avec toi. Un jour ta haute salle de fête s'ouvrira pour tous les hommes de bien ; je viendrai alors, moi aussi, prendre ma place au festin. •

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