Oiseau qui vit de graine de lin, parmi les linièrcs
POÉSIF? MORALES 273
O soufTlc des beaux jours! mystérieux pouvoir D'un rayon de soleil et d'une fleur éclose! Ivresse d'écouter, de sentir et de voir! Inchantemcnt divin qui sort de toute chose'!
L'enfant, au renouveau, peut-il gémir longtemps? Le brin d'herbe l'amuse et la feuille l'attire! Sait-on combien de pleurs peut sécher un printemps. Et le peu dont le pauvre a besoin pour sourire?
Je la regardais vivre et l'entendais de loin; Comme un fardeau que pose un enfant qui s'arrête. Elle allégeait son cœur, se croyant sans témoin. Et les senteurs d'avril lui montaient à la tête-!
Puis, bientôt s'éveillant s prise d'un souvenir. Elle accostait encor les passants, triste et lente; Son visage à l'instant savait se rembrunir. Et sa voix se traînait et larmoyait dolente!
Mais, quand elle arriva vers moi, tendant la main. Avec ses yeux mouillés et son air de détresse^: a Non! lui dis-je. Va-t'en! et passe ton chemin! Je te suivais : il faut, pour tromper, plus d'adresse.
« Tes parents t'ont montré cette douleur qui ment! Tu pleures maintenant; tu chantais tout à l'heure! » L'enfant leva les yeux et me dit simplement : a C'est pour moi que je chante, et pour eux que je pleure. »
EucàNE Manuel.
LE PAIN QUOTIDinX*
0 rèrc, source et fin de toute créature.
Dont le temple est partout où s'étend la nature,