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Les grands poètes sont les plus éloquents des moralistes

Bien souvent Dieu repousse Du pied les hautes tours; Mais dans le nid de mousse, Où chante une voix douce, 11 regarde toujours !

Il est, loin de nos villes Et loin de nos douleurs, Des lacs purs et tranquilles Et dont toutes les lies Sont des bouquets de fleurs !

L'ombre qui les inonde Calme, et nous rend meilleurs Leur paix est si profonde.

Que jamais à leur onde On n'a mêlé de pleurs ' !

Et le jour, que leur plaine Reflète éblouissant.

Trouve l'eau si sereine.

Qu'il y hasarde à peine Un nuage en passant!

Ces lacs que rien n'altère Entre des monts géants.

Dieu les met sur la terre.

Loin du souffle adultère Des sombres océans,

Pour que nul vent aride.

Nul flot mêlé de fîel.

N'empoisonne et ne ride- Ces gouttes d'eau limpide Où se mire le ciel !

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