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2. 1 c le devoir de tout nuitrv ; c'est fai vertn, c'est le «ecrct »k* son
>. Cet i: -st ici comme un prCtrc qui officie.
(. Oui, w . ,r que de vavoir puler aux simples.
De mettre assez de jour pour eux dans mes paroles.
Et de me révéler ces claires paraboles '
Où le maître, abaissé jusqu'au sens des humains,
Faisait toucher le ciel aux plus petites mains ^ !
Puis je pense tout haut pour eux; le cercle écoute,
Et mon cœur dans leur cœur se verse goutte à goutte.
Je ne surcharge pas leur sens et leur esprit
Du stérile savoir dont l'orgueil se nourrit;
Bien plus que leur raison, j'instruis leur conscience:
La nature et leurs yeux, c'est toute ma science !
Je leur ouvre ce livre, et leur montre en tout lieu
L'espérance de l'homme et la bonté de Dieu.
A . DE L A M A R T I N h .
UN AP()LOGUH*
Ne dites pas, enfants, comme d'autres ont dit :
« Dieu ne me connaît pas, car je suis trop petit ;
Dans sa création, ma faiblesse me noie,
Il voit trop l'univers pour que son œil me voie. »
L'aigle de la montagne, un jour, dit au soleil :
« Pourquoi luire plus bas que ce sommet vermeil ?
A quoi sert d'éclairer ces prés, ces gorges sombres.
De salir tes rayons sur l'herbe dans ces ombres?
La mousse imperceptible est indigne de toi.
— Oiseau, dit le soleil, viens et monte avec moi ! »
L'aigle, avec le ravoii, s'élevant dans la nue.
Vit la montagne fondre et baisser à sa vue î;
Et, quand il eut atteint son horizon nouveau,
A son œil confondu tout parut de niveau.
1. Une p.irabolc est un récit .illc<;oriquc renfermant une vérité morale.
2. Admir.ible imajje, di^nc de l'allusion faite à ri:van<;ile.
5. Ce moi fond rr rend bien l'illusion produite par le lointain liori/.' m qui peu à peu s'elT.iCe.
POÉSIES MOKALES ^If
Hh bien ! dit le soleil, tu vois, oiseau superbe, pour moi la montagne est plus haute que rherbc. Kicn n'est grand ni petit devant mes yeux géants : ! » goutte d'eau me peint comme les océans; 1 )l' tout ce qui me voit je suis l'astre et la vie; Comme le cèdre altier, l'herbe me glorifie; l'v chauffe la fourmi, des nuits j'y bois les pleurs; Mon rayon s'y parfume en traînant sur les fleurs. » 1 t c'est ainsi que Dieu, qui seul est sa mesure, ' 'un œil pour tous égal voit toute la nature. icrs enfants, bénissez, si votre coeur comprend, t œil qui voit l'insecte, et pour qui tout est grand !
A. DB LAMAKTINt.
l NL l.l.t.ON UAhl KUNUMIL l'OTlLAlKL
Avec eux ' chaque jour |c Jcc iuflVe et ) cpellc De ce nom infini quelque lettre nouvelle; Je leur montre ce Dieu, tantôt, dans sa bonté. Mûrissant pour l'oiseau le grain qu'il a compté; Tantôt, dans sa sagesse et dans sa Providence, Gouvernant sa nature avec tant d'évidence; Tantôt... Mais aujourd'hui c'était dans sa grandeur. I.a nuit tombait; des cieux la sombre profondeur Laissait plonger les veux dans l'espace sans voiles. Et dans l'air constellé compter les lits d'étoiles, Comme à l'ombre du bord on voit sous des flots clairs la perle et le corail briller au foud des mers '.
(\*Iles-ci, leur disais-je, avec le ciel sont nées : i cur rayon vient à nous sur des milliers d'annc--- Des mondes, que peut seul peser l'esprit de l