‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 322 sur 444 · Il V ) ^ui mrcrdi&scnt et - };tfncr.iv · texte numérisé non relu

Il V ) ^ui mrcrdi&scnt et - };tfncr.iv

2. 1 c le devoir de tout nuitrv ; c'est fai vertn, c'est le «ecrct »k* son

>. Cet i: -st ici comme un prCtrc qui officie.

(. Oui, w . ,r que de vavoir puler aux simples.

De mettre assez de jour pour eux dans mes paroles.

Et de me révéler ces claires paraboles '

Où le maître, abaissé jusqu'au sens des humains,

Faisait toucher le ciel aux plus petites mains ^ !

Puis je pense tout haut pour eux; le cercle écoute,

Et mon cœur dans leur cœur se verse goutte à goutte.

Je ne surcharge pas leur sens et leur esprit

Du stérile savoir dont l'orgueil se nourrit;

Bien plus que leur raison, j'instruis leur conscience:

La nature et leurs yeux, c'est toute ma science !

Je leur ouvre ce livre, et leur montre en tout lieu

L'espérance de l'homme et la bonté de Dieu.

A . DE L A M A R T I N h .

UN AP()LOGUH*

Ne dites pas, enfants, comme d'autres ont dit :

« Dieu ne me connaît pas, car je suis trop petit ;

Dans sa création, ma faiblesse me noie,

Il voit trop l'univers pour que son œil me voie. »

L'aigle de la montagne, un jour, dit au soleil :

« Pourquoi luire plus bas que ce sommet vermeil ?

A quoi sert d'éclairer ces prés, ces gorges sombres.

De salir tes rayons sur l'herbe dans ces ombres?

La mousse imperceptible est indigne de toi.

— Oiseau, dit le soleil, viens et monte avec moi ! »

L'aigle, avec le ravoii, s'élevant dans la nue.

Vit la montagne fondre et baisser à sa vue î;

Et, quand il eut atteint son horizon nouveau,

A son œil confondu tout parut de niveau.

1. Une p.irabolc est un récit .illc<;oriquc renfermant une vérité morale.

2. Admir.ible imajje, di^nc de l'allusion faite à ri:van<;ile.

5. Ce moi fond rr rend bien l'illusion produite par le lointain liori/.' m qui peu à peu s'elT.iCe.

POÉSIES MOKALES ^If

Hh bien ! dit le soleil, tu vois, oiseau superbe, pour moi la montagne est plus haute que rherbc. Kicn n'est grand ni petit devant mes yeux géants : ! » goutte d'eau me peint comme les océans; 1 )l' tout ce qui me voit je suis l'astre et la vie; Comme le cèdre altier, l'herbe me glorifie; l'v chauffe la fourmi, des nuits j'y bois les pleurs; Mon rayon s'y parfume en traînant sur les fleurs. » 1 t c'est ainsi que Dieu, qui seul est sa mesure, ' 'un œil pour tous égal voit toute la nature. icrs enfants, bénissez, si votre coeur comprend, t œil qui voit l'insecte, et pour qui tout est grand !

A. DB LAMAKTINt.

l NL l.l.t.ON UAhl KUNUMIL l'OTlLAlKL

Avec eux ' chaque jour |c Jcc iuflVe et ) cpellc De ce nom infini quelque lettre nouvelle; Je leur montre ce Dieu, tantôt, dans sa bonté. Mûrissant pour l'oiseau le grain qu'il a compté; Tantôt, dans sa sagesse et dans sa Providence, Gouvernant sa nature avec tant d'évidence; Tantôt... Mais aujourd'hui c'était dans sa grandeur. I.a nuit tombait; des cieux la sombre profondeur Laissait plonger les veux dans l'espace sans voiles. Et dans l'air constellé compter les lits d'étoiles, Comme à l'ombre du bord on voit sous des flots clairs la perle et le corail briller au foud des mers '.

(\*Iles-ci, leur disais-je, avec le ciel sont nées : i cur rayon vient à nous sur des milliers d'annc--- Des mondes, que peut seul peser l'esprit de l

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