‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 323 sur 444 · l"*c>t ciici>rc IvKclyn «jui in%truit · texte numérisé non relu

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Elles sont les soleils, les centres, le milieu; L'océan de l'cther les absorbe en ses ondes Comme des grains de sable, et chacun de ces mondes Est lui-même un milieu pour des mondes pareils, Ayant ainsi que nous leur lune et leurs soleils, Et voyant comme nous des firmaments sans terme S'élargir devant Dieu sans que rien le renferme ' ! ... Celles-là, décrivant des cercles sans compas, Passèrent une nuit, ne repasseront pas.

Du firmament entier la page intarissable Ne renfermerait pas le chiffre incalculable Des siècles qui seront calculés jusqu'au jour Où leur orbite immense aura fermé son tour. Elles suivent la courbe où Dieu les a lancées; L'homme, de son néant, les suit par ses pensées... Et ceci, mes enfants, suffit pour vous prouver Que l'homme est un esprit, puisqu'il peut s'élever, De ce point de poussière et des ombres humaines. Jusqu'à ces cieux sans fond et ces grands phénomènes. Car voyez, mesurez, interrogez vos corps; Pour monter à ces feux faites tous vos efforts ! Vos pieds ne peuvent pas vous porter sur ces ondes - ; Votre main ne peut pas toucher, peser ces mondes; Dans les replis des cieux quand ils sont disparus. Derrière leur rideau votre œil ne les voit plus; Nulle oreille n'entend sur la mer infinie De leur vague d'éther l'orageuse harmonie; Le souffle de leur vol ne vient pas jusqu'à vous; Sous le dais de la nuit ils vous semblent des clous ■■>. Et l'homme cependant arpente cette voûte; D'avance, à l'avenir nous écrivons leur route; Nous disons à celui qui n'est pas encoT né Quel jour au point du ciel tel astre ramené Viendra de sa lueur éclairer l'étendue.

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