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LE PÈRE DU PEUPLE

Je vais, ami lecteur, d'un de nos meilleurs rois.

De Louis douze, ici vous conter une histoire:

De ce Père du peuple' on chérit la mémoire;

La bonté 'sur les cœurs ne perd jamais ses droits.

Il sut qu'un grand seigneur, peut-être une Excellence",

De battre un laboureur avait eu l'insolence.

Il mande le coupable et, sans rien témoigner?,

Dans son palais un jour le retient à dîner.

Par un ordre secret que le monarque explique,

On sert à ce seigneur un repas magnifique,

Tout ce que de meilleur on peut imaginer.

Hors du pain, que le roi défend de lui donner.

Il s'étonne; il ne peut concevoir ce mystère.

Le roi passe et lui dit: « Vous a-t-on fait grand'chère^r

— On m'a bien servi, sire, un superbe festin; jMais je n'ai point dîné : pour vivre, il faut du pain.

— Allez, répond Louis avec un ton sévère. Comprenez la leçon que j'ai voulu vous faire : Puisqu'il vous faut, monsieur, du pain pour vous nourrir, Songez à bien traiter ceux qui le font venir. »

Andkihux.

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