Jeune bois que Ton taille de temps en temps
Vous serez le grand van où la fermière alerre Fait bondir le froment qu'ont battu les fléaux, Tandis qu'à ses côtés des bandes de moineaux Se disputent les grains dont la terre est couverte».
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous, assouplis sous les doigts du vannier.
Lorsque s'empourpreront les vignes à l'automne, Lorsque les vendangeurs descendront des coteaux. Brins d'osier, vous lierez les cercles des tonneaux Où le vin doux rougit les douves- et bouillonne.
Brins d'osier, brins d'osier.
Courbez-vous, assouplis sous les doigts du vannier.
Brins d'osier, vous serez la cage où l'oiseau chante, Et la nasse > perfide, au milieu des roseaux, Où la truite qui monte et file entre deux eaux S'enfonce, et tout à coup se débat frémissante.
Brins d'osier, brins d'osier.
Courbez-vous, assouplis sous les doigts du vannier.
Et vous serez aussi, brins d'osier, l'humble claie Où, quand le vieux vannier tombe et meurt, on l'étend. Tout prêt pour le cercueil. — Son convoi se répand. Le soir, dans les sentiers où verdit l'oseraie.
Brins d'osier, brins d'osier.
Courbez-vous, assouplis sous les doigts du vannier.
André Theuriet.
1. Lamartine a dit, en parlant des semailles et du laboureur:
Ixt enfants, tnfouçanl Us f>as dans M?«t omiirt, Smr sa tract, en jouant, ramassent la foutsiirt. Que lit leur main étroite ils laiutnt '.' ■ ht ijue les poisertamx viemmtnt leur </<
2. Donvfs, nom Je planches >i '.ii rouJ qui forment le corpt» Ju tonneau, et qu'on tait tenir tvoj clo-^ cercle^.
î- .Vdwr, instrument d'os; familier, flre dam la tui<u-, Jont on ne peui se tir..