‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 34 sur 444 · On peut pleurer de joie, comme de douleur · texte numérisé non relu

On peut pleurer de joie, comme de douleur

J'effeuillais des jasmins et des œillets sans bruit' ; Et je priais, veillant sur tes paupières closes; Et mes veux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses Qui nous attendent dans la nuit.

Un jour, mon tour viendra de dormir-' ; et ma couche, Faite d'ombre, sera si morne et si farouche Que je n'entendrai pas non plus chanter l'oiseau ; Et la nuit sera noire; alors, ô ma colombe. Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe Ce que j'ai fait pour ton berceau.

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