‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 35 sur 444 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

SOUVENIRS D'RNFANCE

Chaque jour, vers midi, par un ciel chaud et lourd. Elle arrivait, pieds nus, à l'église du bourg. Dans les beaux mois d'été, lorsque au bord d'une haie On réveille en passant un lézard qui s'effraie. Quand les grains des épis commencent à durcir. Les herbes à sécher, et l'airelle? à noircir, D'autres enfants aussi venaient de leur village. Tous, pieds nus, en chemin écartant le feuillage Pour y trouver des nids, et tous à leur chapeau Portant ces nénuphars qui fleurissent sur l'eau.

1. M. V. Hugo est par excellence le poète de l'enfant. Il a dit Ailleurs :

77 at si beau, l'enfant, avec son doux iourirt. Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout Aire,

Ses pleurs vite apaisés ; Laissant errer sa vue e'tounee et rax (V, Offrant de toutes parts sa jeune ime à lu vii

El sa bouche aux baisers!

2. Oui, de dormir pour toujours, c'est-à-dire du dernier sommeil qui est la mort.

3. C'est un arbrisseau, dont les baies aigrelettes noircissent en mûrissant.

Alors le vieux curé, par un long exercice,

Nous préparait ensemble au divin sacrifice,

Lisait le catéchisme, et, nous donnant le ton,

Entonnait à l'autel un cantique breton.

Mêlant nos grands cheveux, serrés l'un contre l'autre,

Nous écoutions ainsi la voix du digne apôtre;

Lui, sa gaule à la main, passait entre les rangs.

Et mettait les rieurs à genoux sur leurs bancs.

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