PREMIÈRE SOLITUDE
On voit dans les sombres écoles Des petits qui pleurent toujours.
Les autres font leurs cabrioles ; Eux, ils restent au fond des cours.
Leurs blouses sont très bien tirées, Leurs pantalons en bon état.
Leurs chaussures toujours cirées; Us ont l'air sage et délicat.
Les forts les appellent des filles, Et les malins des innocents :
Ils sont doux, ils donnent leurs billes. Ils ne seront pas commerçants'.
Les plus poltrons leur font des niches, Et les gourmands sont leurs copains^; Leurs camarades les croient riches, Parce qu'ils se lavent les mains.