‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 36 sur 444 · PREMIÈRE SOLITUDE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SOLITUDE

On voit dans les sombres écoles Des petits qui pleurent toujours.

Les autres font leurs cabrioles ; Eux, ils restent au fond des cours.

Leurs blouses sont très bien tirées, Leurs pantalons en bon état.

Leurs chaussures toujours cirées; Us ont l'air sage et délicat.

Les forts les appellent des filles, Et les malins des innocents :

Ils sont doux, ils donnent leurs billes. Ils ne seront pas commerçants'.

Les plus poltrons leur font des niches, Et les gourmands sont leurs copains^; Leurs camarades les croient riches, Parce qu'ils se lavent les mains.

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