‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 373 sur 444 · AU T R A \' A I L · texte numérisé non relu

AU T R A \' A I L

Au travail ! au travail ! qu'on entende partout Le bruit saint du travail, et d'un peuple debout. Que partout on entende et la scie et la lime, La voix du travailleur qui chante, et qui s'anime! Que la fournaise flambe et que les lourds marteaux. Nuit et jour, et sans fin, tourmentent les métaux ! Rien n'est harmonieux comme l'acier qui vibre, Ht le cri de l'outil aux mains d'un homme libre ! Au fond d'un atelier, rien n'est plus noble à voir Qu'un front tout en sueur, un visage tout noir. Un sein large et bronzé que la poussière souille. Ht deux robustes bras tout recouverts de houille ! Au travail! au travail! à l'œuvre! aux ateliers! Ht vous, de la pensée habiles ouvriers, A l'œuvre ! travaillez tous dans votre domaine La matière divine, et la matière humaine ! Inventez, maniez, changez, embellissez, La Liberté jamais ne dira : C'est assez ' !

I. Un littérateur belge, Weustenraad, dans un rocnic intitulé U haut-fourneau (1844), chantait ainsi \\4ge <U Fer :

Que J'immfM^a travaux, qui «Tr. " Sotrf âgt n'a-l-il pas (U'jà vus Quf de projets plus grands, e'iloi ■ ■ N^atlendent qu'un rayon, qu'un r!

Un changeant de destin aux mait:, .i'i ,'.'...- . ;, Le Fer, du monde entier, ehan^ea l'antique sort : Il féconda la terre, et fil fleurir la vu Où jadis il semait la wi"

Jeune et puissant Prole'e aux /. n-es,

U xtygue, ardent navire, à tow ■

S'allonge en ponts hardis sur U

Fend, remorqueur tonnant, h

Se roule autour du glohe en splc w- ,

Rtimpt, en ianaux de ga^, sous le soi tourwiemti,

F.t fvrie aux nations, avee leur nourriture,

La lumière, la paix, l'ordre, la liherl/ 1

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