‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 376 sur 444 · LA PATRIE · texte numérisé non relu

LA PATRIE

An ! je vous apprendrai l'amour de la patrie! I.e plus saint des amours... La patrie est le lieu Ou l'on aima sa mère, où l'on connut son Dieu; Où naissent les enfants dans la chaste demeure, Où sont tous les tombeaux des êtres que l'on pleure En vain l'on nous condamne à n'v plus revenir. Notre pieux instinct l'habite en souvenir: Nous l'aimons malgré tout, même injuste et cruelle. Ht pour ce noble amour il n'est point d'infidèle : La haïr dans l'exil, c'est l'impossible effort; Proscrits, nous revenons lui demander la morr, Ht nous mourons joyeux, si l'ingrate contrée Daigne garder nos os dans la terre sacrée ' !

l)f. Ll'IllNL Lia Y.

France! ô belle contrée, ô terre généreuse

Que les dieux complaisants formaient pour être heureuse.

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