‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 411 sur 444 · C'est celui qui sonne le clairon · texte numérisé non relu

C'est celui qui sonne le clairon

C'est lui qui guide la fête '.

Jamais sa ficre trompette N'eut un accent plus vainqueur; Et de son souffle de flamme L'espérance vient à l'àme, Le courage monte au cœur.

On grimpe, on court, on arrive.

Et la fusillade est vive,

Et les Prussiens sont adroits;

Quand enfin le cri se jette :

« En marche! A la baïonnette! »

Et Ton entre sous le bois.

A la première décharge, Le clairon sonnant la charge Tombe frappé sans recours-' ; Mais, par un effort suprême.

Menant le combat quand même.

Le clairon sonne toujours.

Et cependant le sang coule ; Mais sa main, qui le refoule, Suspend un instant la mort.

Et, de sa note affolée Précipitant la mêlée, Le vieux clairon sonne encor.

11 est là, couché sur l'herbe.

Dédaignant, blessé superbe.

Tout espoir et tout secours.

Et, sur sa lèvre sanglante Gardant sa trompette ardente.

Il sonne, il sonne toujours.

Puis dans la forêt pressée Voyant la charge lancée,

1. 11 y a beaucoup d'entrain guerrier dans ces vers allègres.

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