‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 426 sur 444 · Épargnez-nous, Seigneur. (Psaume de la Bible · texte numérisé non relu

Épargnez-nous, Seigneur. (Psaume de la Bible

2. C'est la partie voûtée de l'église, qui contient l'autel et le chivur. 5. Lti foi it- prime le droit : tel a été le cri de guerre de nos entictnis.

Vous le servez quand même et d'une âme aguerrie

O gloire de tous ceux qu'a pleures la patrie,

Je t'envie à qui meurt pour le droit des vaincus ' !

Alors je pense au temps où, d'un bond héroïque, Des enfants de seize ans, sous leurs fusils ployés. Couraient à la frontière et déchiraient leurs pieds Aux chemins en criant : « Vive la République^ »

Quand le courage était une vertu civique A ce peuple naissant de martyrs oubliés, Quand de leur propre sang tes fils multipliés, France, te saluaient comme une mère antique,

Et, légitime orgueil de ta fécondité, Tombaient en s'écriant : « Vive la liberté! » — Apprenons à nos fils la gloire de nos pères,

De leur nom plus encor que du nôtre jaloux:

Si grands que vous soyez, ô soldats, ô mes frères.

Ceux qui mouraient alors étaient plus grands que vous!

I. D'uu même sang issus, peuples, race Jaliiie, t^eiiei armés du fer, veiie^ armés du feu ! Cause commune, enfants de commune origine! La France est l'avant-garde et le soldat de Dieu !

2. Le meilleur commentaire de cette strophe sera la citation que voici

De Valmy, d'Iéna, de cent autres batailles,

Vous les héros, grands morts à vaincre accoutumés.

Que votre âme guerrière, au jour des représailles.

Que voire âme revive en nos coeurs enflammés !

Versez-nous votre foi, la foi sans défaillance

Qui vous fit affronter, soldats transfigurés,

Mille morts, qui vous fil les vainqueurs dans Mayencc,

Et les maîtres des rois contre nous conjurés.

Oh! l'ous êtes pour nous et l'exemple et l'histoire!

Ce que vous ave^ foit, vos fils le referont!

A nos drapeaux trahis reviendra la victoire.

Et vos lauriers par nous, ô morts, refleuriront !

A. LACAtSjAL/t.

Immuable splendeur du Beau ! gloire du Juste ! Derniers autels de ceux qu'ont trahis leurs autels! Vous gardez, comme on garde un héritage aucuste. Le secret de la mort qui nous fait immortels.

Ainsi qu'aux flots du bronze une image s'incruste. Des âges ont passe que vos sceaux éternels Ont marqués, pour le Temps, d'une empreinte robuste Et que notre mémoire a rendus solennels;

Des âges où la force, éprise de lumière, Demandait à l'Esprit son ennoblissement.

Où la pensée était l'âme du dévouement.

Où la Patrie était, dans tout coeur, tout entière.

Où vingt ans reliaient la tombe et le berceau

Par un sillon de gloire, et se nommaient Marceau ' !

Marceau! — Quand l'àme eut fui de sa poitrine ouverte. Souffle ardent qui passa sur les fronts éperdus, Ce fut comme un remords immense de sa perte Qui prit tous ces soldats ensemble confondus.

Comme une horreur secrète envahissant la plaine Où la moisson guerrière ondovair au tambour; Le vent chargé de fer suspendit son haleine. Et, mornes, les canons se turent tout un jour.

I. Ne à Chartres en 1769, engagé volouuire .i 1 Marceau fut nommé général en 179}, et commanda armées de Vendée, des Ardennes, de Sanibre-ct-Meuse. 11 n'avait que vingt-sept ans quand il fut tuç k Altenkirken (21 septembre 179^» • " couvrant la retraite des Franvais. Pénétrés de respect pour le jeune 1 les Autrichiens s'unirent à nous pour lui rendre les honneurs fun^i i.^. Voir sur l'Arc-de-Triompliv; de l'tluile le bas-relief qui a été convacrc à Il mémoire de Marceau par le sculpteur Lcmairc.

Les vainqueurs oubliant d'achever la victoire, Librement, dans l'azur, vers sa grande mémoire Le pardon des vaincus monta religieux.

Et ces deux flots humains qu'un peu de sang sépare, — Tels les flots Égéens, linceul du doux Icare ', — Pleurèrent cet enfant qui tombait glorieux!

Armand Si lv est kl.

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