MADAME DESBORDES-VALMORE
Née à Douai, inspirée par les douloureuses épreuves d'une existence que troublèrent cruellement des malheurs domestiques, elle puisa dans ses souffrances l'inspiration de ses Élégies, dont l'accent plaît par sa sincérité. On lui doit aussi de jolis Contes pour les petits enfimts.
AUGUSTE DORCHAIN (1857). L'Académie française a couronné deux de ses œuvres, la Jeunesse pensive et Conte d'Avril (iSSi, 1885). H s'est essayé sur la scène par d'heureux à-propos (l'Odéon et la Jeunesse, Alexandre Dumas, A Racine).
ALCIDE DUSOLIER (1836). Né à Nontron(Dordogne), il a publié les Poèmes d'Automne, inspirés par la verve d'un gen-
tilhomme campagnard qui chasse les cailles, les perdreaux et les rimes.
PIERRE DUPONT (1821-1870). Kc à Lyon, il cul son heure de vogue, vers 1848. Si on a oublié la plupart de ses refrains politiques, on doit un souvenir au chansonnier qui eut parfois un sentiment très ingénu de la vie rustique.
LÉON DUVAUCHEL (1850). «Parisien de Paris, » auteur du Mèilaillon (1875), de la Ch'f des Oximps (iSSi), du Petit solda t, il a de racceni, de la chaleur et de la netteté.
EMMANUEL DES ESSARTS (185^). Fils de poète, humaniste délicat, professeur à la faculté de Uermont, M. Emmanuel des Ess^irts a publié chez Lemerre et Charpeiilier les Pot'sies parisinmes, les Èlèi'ations (1874) et les Poèmes de la Rh'olution. Il s^iit allier avec esprit l'antique au moderne. Son lyrisme a de la grâce et de la force. Il a publié en prose V Hercule grec, les Voyages de V Esprit, etc.
FRANÇOIS I ABIÉ (1846). Né à Durenque (Aveyron), de race rustique, professeur distingué du lycée Charlemagne, il a su exprimer avec une profonde émotion le sentiment de la famille et l'amour du sol natal, dans des œuvres qu'a couronnées l'Académie (le CloclKr, la Poésie des Bêtes, la bonne Terre). Il est le Brizeux du Rouergue.
JULES FORGET (1859). Né dans un milieu rustique, aux environs de Bar-le-Duc, garde général des forêts, il a chanté les pavsages de la plaine bressane dans un recueil intitulé En plein yA>"/5(i887).
FÉLIX FRANCK (1857). Il y a de ja chaleur et de la couleur dans les souvenirs personnels qui lui ont inspiré ses Clxinls de colère et le Poème de la Jeunesse.
CHARLES FREMINE (1841). Né à Villedieu (Manche), il a peint d'après nature les paysages normands dans Floréal et P'iet4X airs et jeunes chansons.
THÉOPHILE GAUTIER (i8iO:.i872). Né à Tarbes, critique d'art et de théâtre, l'auteur des Émaux et Camées a laissé des bijoux poétiques dont on ne saurait trop louer l'exécution fine et brillante.
ANDRÉ GILL (1840- 188 5). Sous ce pseudonyme, Louis Gosset de Guines fut peintre et caricaturiste. Il ' ' ussi un volume de vers, où la fantaisie est souriante et 11.^
RAOUL GINESTE (1852). Né à Fréjus (Var), auteur curieux et raffiné du Rameau d'or, il a mis de robser%ation et du
sentiment dans deux autres recueils : Ju Coin du feu, et Dans la Rue.
LÉON GOZLAN (1806-1875). Romancier et auteur dramatique, il a mis de l'esprit parisien et de la verve méridionale dans toutes les fantaisies improvisées au jour le jour par sa plume féconde, en prose et en vers.
CHARLES GRANDMOUGIN (1850). Né à Vesoul, en Franche-Comté, il a chanté l'âpre verdeur de son pays natal. Ses poésies ont de la couleur et une rare souplesse (Souvenirs d'Anvers, les Siestes, Rimes de combat, A pleines voiles).
JEAN GRISELIN. Ce nom pourrait bien être un pseudonyme pris par un gracieux poète, dont le talent est aussi distingué que discret. Son volume, Rayons et Brumes, a paru en 1888, chez Henri Bécus, 34, rue Saint-Sulpice.
PAUL HAREL (1854). Né à Échauffour (Oise), poète et hôtelier, il a composé de charmants tableaux empruntés aux paysages et scènes rustiques du pays qu'il habite (Fleurs de Serpolet, Sous les Pommiers, Rimes de broche et d'épée). L'Académie a couronné son principal recueil intitulé Aux champs (1886).
J.-M. DE HEREDIA (1842). Né à Santiago de Cuba, élève de l'École des Chartes, qui- développa en lui le sens de l'histoire, épris d'art et de poésie, il a réuni quelques tableaux épiques dans des sonnets d'une originalité remarquable.
VICTOR HUGO (1802-1885). Il serait impertinent d'oser en quelques mots apprécier un génie lyrique, épique et dramatique dont la vie glorieuse a rempli et dominé presque tout le xixe siècle. Aussi nous bornerons-nous à énumérer ses principales œuvres :
Odes et Ballades (1822-1826), Feuilles d'Automne (183 1), Chants du Crépuscide (1835), Voix intérieures (1837), Rayons et Ombres (1840), Châtiments (1853), Contemplations (i8s6), Légende des Siècles, (1859-1879), Chansons des Rues et des Bois (1865), Année terrible (1872), les quatre vents de l'Esprit (1883), etc.
Au théâtre, signalons, parmi ses drames, Cromwell (1827), Hernani (1830), Marion Delorme (1831), Le Roi s'amuse (1832), Lucrèce Borgia (1833), Ruy-Blas (1838), les Burgraves (1843), Torqucmada (1882).
Parmi ses romans, nous mentionnerons Notre-Dame de Panis (1831), les Misérables 1862), les Travailleurs de la Mer (1866), Quatre- Vingt-Trei:(e (1874).
La puissance d'une telle imagination sera l'étonnenient de l'avenir.
CLOVIS HUGUES CiSsi). Né à Ménerbes (Vaucluse), le poète très mcridiona- ' ' '>< de Bataille (1882), des Jours Je Combat (1883), des /: (1885), a du mouvement, du
nthme, une langue sonore, un souffle vibrant et généreux.
DE JUSSIEU (1792-1844). Xcveu de l'illustre naturaliste, Laurent de Jussieu, auteur de plusieurs ouvrages de morale, il a publié un recueil de Fables et Contes qui lui assurent un rang estimable parmi les spécialistes de ce genre.
AUGUSTE LACAUSSADE (1820). Né à l'île de la Réunion, l'auteur des Poèmes et Paysages (1852), des Epaves (1862), des Pohnes uationanx (1871), a su peindre avec émotion la nature tropicale. Son vers est vibrant comme son cœur.
A. DE LAMARTINE (1790-1869). Né à Maçon, tour à tour historien, orateur et homme d'État mêlé à des crises orageuses, il fut avant tout un poète dont le génie optimiste, et toujours épris de l'Idéal, interpréta éloquemment le malaise des âmes et leur religieuse mélancolie, au lendemain de la Ré et de riîmpire. Ses principaux chefs-d'cruvre sont /«•> tions (1820), les Nouvelles Méditations (1823), les Harmonies Poétiques et Religieuses (1820), Jocelyn (1835), les Recueillements (1859). Le charme de ses chants ne cessera qu'avec la langue française.
VICTOR Dl: LAlM<ADL(i8i2-i.S83). Ne a Motnbrison, puis avocat au barreau de Lyon, il se révéla |X>ète par la publication de Psyché {i^^o), que suivirent les OJes et Poèmes (1844), les Poèmes nuingéliijues (iS^l), les Symplx>nies (18))), les Idylles Ik'roiijues (1858), Per nette (1868). les Poèmes civiques (1873), enfin le Livre d'un Père, un pur chef-dtvuvre. Talent dont la source est un idéal inspiré tout ensemble par le culte de l'art antique et de l'Évangile, il serait au premier rang, s'il n'était pas contemporain de I-amartine, .Musset et Victor Hugo.
PIERRE LEBR UN (1785-1873). Auteur de CorjWd«(i797), de Jeanne d'Arc et d'Ulysse (1814), de Marie Stuart (1820^ et du Cj</ </'.-/m/(2/(i;/v/V (1825), il publia un " •
lequel se distinixuc un poète de tran romantisme.
L 1: G O X T i: D E L I S L E ( 1 820). Successeur de Victor 1 h - > à l'Académie française, l'auteur des Poèmes antiques {i>i y \), dc> Poèmes barbares (1859) ^'^ ^'-'^ Poèmes tragiques passai son enfance dans l'île de la Réunion. II a gardé Je ces souvenirs une er inetlaçable, comme l'atteste l'éneri^ie mer\-eilleuse des . qu'ils lui ont inspirés. Il a le don de ressuscilei et de nous rendre
présents tous les objets qu'évoque sa mémoire ou son imagination. Jamais peintre ne fut plus puissant et plus vrai. Son vers est aussi sobre que magnifique.
LE LASSEUR DE RANZAY (1856). Né à Nantes, il a publié en un volume (les Mouettes) des vers élégants et colorés.
ANDRÉ LEMOYNE (1822). Dans ses Charmeuses, ses Légendes des Bois et ses Chansons marines, on admire un profond sentiment de la nature, une harmonie soutenue, de la force ou de la grâce, et une sobriété qui exprime de la façon la plus intense et la plus juste le sentiment ou la pensée. Il a le sens de la perfection.
EDMOND LEPELLETIER (1846). Né à Pau, journaliste brillant, il s'est montré poète raffiné dans V Attelage, Léthé, Soleils noirs et Soleils roses.
CAMILLE MACAIGNE (1843-1877). Né à Saint-Quentin, professeur au lycée de la Rochelle, il a légué son souvenir à un recueil posthume, les Roses fauchées, qui font honneur à l'homme et à l'artiste.
GUY DE MAUPASSANT (1850). Il a écrit de charmantes nouvelles, où il continue la tradition de Gustave Flaubert (Boule de Suif, l'Héritage); on lui doit aussi un volume intitulé Des Fers.
EUGÈNE MANUEL (1823). Sympathique entre tous par des mérites éminemment français, le naturel, la clarté, l'émotion vraie, et une rare justesse de sentiment ou de pensée, il a été supérieur dans des genres divers, par ses petits drames pathétiques (les Ouvriers, l'Absent), et par une série d'oeuvres qui ont contribué à inaugurer la poésie familière et populaire, sous la forme narrative, élégiaque et lyrique (Pages intimes, Pendant la Guerre, En Voyage).
ALBERT MÉRAT (1840). Né à Troyes, couronné plusieurs fois par l'Académie, il a publié Avril, Mai, Juin (1863), les Chimères (1866), l'Idole (1869), les Souvenirs (1872), les Villes de marbre (1874), Printemps passé (1875), Au fil de l'Eau (1877), et Poèmes de Paris (1880). Peintre de genre, il a un pinceau élégant, fin, et tout à fait parisien.
MADAME MESUREUR (1855). Sous le nom d'Amélie Deu'ailly, elle a publié en 1885 un recueil de vers intitulé Nos Enfants. Ce sont des tableaux pris sur le vif par un observateur qui a du naturel et de l'esprit.
MILLEVOYE (1782-1816). Né à Abbeville (Somme), ai-
niable disciple de Fontanes, il eut son heure d'émotion vraie et d'd-légie touchante. Sa Chute des feuilles fut son chant du c\'gne.
HÉGÉSIPPE MOREAU (1810-1838). \é à Provins, fils d'un professeur, orphelin de bonne heure, élevé au séminaire d'Avon, ouvrier typographe, maître d'études, rédacteur irrégulier de petits journaux qui payaient mal, il mourut à vingt-huit ans, sur un lit d'hôpital, à la Charité. Il a laissé, avec queloucs contes charmants, un volume de vers intituîô h- Myosotis, fleur du souvenir.
EUGÈNE LE MOUEL (i8y). Né à ViUedieu (Manche), il a publié, chez Lemerre, les téuilks au vent (1879), et les Bonnes gens de Bretagne (1887). Il se distingue par le mouvement et la sincérité.
ALFRED DE MUSSET (1810-1857). ^'^- ^ i'-i"=^' ^1^ d'un littérateur qui versifia, lauréat des concours généraux, il débuta par les Contes d'Espagne et d'Italie (1850). Puis suivirent Octave, Rafaël, le Spectacle dans un fauteuil (1853), Rolla (1835), et plus Urd les Nuits, l'Espoir en Dieu, la Lettre à Lamartine, les Stances à la Malihran. — En prose, il a composé des Comédies et Proverbes. Vif, net, sobre, léçer, il eut ses écarts de verve; mais toutes les fois qu'il ose être smcère avec lui-même, >on bon sens est exquis; et ses accents vont à l'ûme, parce qu'ils en viennent.
GUSTAVE NADAUD (1821). Très populaires par de l'esprit, de la bonhomie et une malice enjouée, ses cliansons, dont il a composé la musique, ont été éditées par Jouaust.
NAUDET (1785-1867). Né à Paris, directeur de la Bibliothèque nationale, et secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions, il s'est délassé de ses travaux érudits par des essais qui feraient honneur à un fabuliste de profession.
EDOUARD PAILLERON (1834). Poète dramatique très célèbre par des succès retentissants, membre de l'Aaidémie française, il a publié en 1868 un volume de vers, Amours et Haines, dont l'originalité égale la verve et l'émotion contenue.
LUCIEN PÂTÉ (1845). Né à Chàlons-sur-Saône, secrétaire de la conv " " des monuments hi^* >. il a publié divers poèmes ( ^ < intimes. — Poèmes *. 'a"0> ^^ ^^^ aime un vif sentiment de la nature.
ALEXANDRE PIEDAGNEL (1831). Né .1 Cherbourg, ami et secrétaire de J. Janin, il a du naturel, de la grâce et de l'ais^uice dans ses trois volumes de poésies: Avril (1877), Hier (1882), et En ri>w/<'(i885).
GÉNÉRAL PITTIÉ (1829-1886). Tout en accomplissant brillamment son devoir de soldat, depuis Sébastopol et Solférino jusqu'aux batailles d'Amiens, de Bapaume et de Saint-Quentin, le commandant militaire de l'Elysée, sous la présidence de M. Grévy, sut associer la plume à l'épée, dans des poésies distinguées où paraît encore le patriote et l'homme d'action. Citons, entre autres, le recueil intitulé A travers la vie.
AMÉDÉE POMMIER (1804-1877). Né à Lyon, • lauréat de l'Académie, auteur très original de Paris et de VEnfer, il a été un des plus adroits rimeurs du Parnasse contemporain, comme en témoigne son Ode à la Rime.
LOUIS DE RATISBONNE (1827). Né à Strasbourg,
auteur de la Coniêdie enfantine, il est vraiment le classique de ce petit monde, dont il comprend si bien les travers, et qu'il peint à ravir, parce qu'il l'aime, et qu'il est père de famille.
HENRI-CHARLES READ (1857-1876). Sqs Poésies posthutms font regretter encore plus vivement sa fin prématurée. Il a mérité d'être loué par des vers de M. Coppée.
ARMAND RENAUD (1836). Parmi des œuvres variées, V Héroïsme, Recueil intime, etc., signalons les Drames du peuple, que recommande la souplesse du rythme, et une pitié souvent éloquente inspirée par les souffrances des humbles.
CHARLES REYNAUD (1821-1853). Né dans le Dauphiné, comme Ponsard, dont il fut l'ami très militant, il publia des Contes, Épîtres et Pastorales, qui se distinguent par la franchise des peintures ou des sentiments.
JEAN RICHEPIN (1849). ^'^ '^ Médeah (Algérie), ancien élève de l'École normale, franc-tireur en 1870, poète lyrique et dramatique (Kana-Sahih, les Flibustiers), romancier hardi, il s'est tiré de pair dans tous les genres par l'audace quelquefois paradoxale, mais toujours originale, d'un talent très puissant (Chansons des Gueux, la Mer).
ARTHUR RIMBAUD (1856). Ce fantaisiste serait plus connu, s'il avait mieux su concilier la rime et la raison.
MADAME LA DUCHESSE DE LA ROCHE- GUY ON (1836). Elle a publié la Volière ouverte, un volume en mémoire d'un fils qu'elle avait perdu, et des poésies mélancoliques intitulées la Vie sombre.
AMÉDÉE ROLLAND (1819-1868). Né à Paris, auteur de recueils intitulés Matutina, le Fond du Verre, la Comédie de
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la Mort, il ne manque ni d'énergie, ni de sincérité dans ses peintures.
MAURICE ROLLINAT (1846). Né à Châteauroux (Indre), fils d'un député de 1848, ami de George Sand, il a, lui aussi, célébré les paysages du Berry en un recueil intitulé Dans les Brandes.
MADAME ANAÏS SÉGALAS (1814). Les Algériennes (183 1), les Oiseaux de passage (1856), Enfantines (1844), Nos bons Parisiens et Poésies pour tous, tels sont les titres des recueils où ce poète, bien parisien, sait allier le sourire à une ironie indulgente et spirituelle.
MADAME LOUISA SIÉFERT (1845-1877). Né^ à Lyon, pathétique auteur des Stoïques et des Rayons perdus (1868-1870), elle associe la délicatesse féminine du sentiment à la virilité de l'expression.
ARMAND SILVESTRE (1838). Ancien élève de l'École polytechnique, il a prouvé, par des poésies brillantes, que les sciences peuvent s'associer à l'esprit littéraire.
JOSEPH IN SOULARY (1815). Originaire d'Italie, né à Lyon, il s'est voué au sonnet. Maître du genre, il a souvent réussi à renfermer dans ce vase étroit des parfums de poésie fine et pénétrante (Sonnets humoristiques, Poèmes et Poésies, Jeux divins).
SULLY PRUD HOMME (1839). E" ^^^"^ '^'"'^ "i^'^''*-' qu'il serait téméraire d'apprécier en quelques lignes, réduisonsnous à dire que ses œuvres sont d'un artiste, soucieux d'allier toujours à la perfection de la forme le sentiment et la pensée. Mathématicien et philosophe autant que poète, l'auteur des six volumes publiés par M. A. Lemerre est une âme sincère, aussi curieuse du vrai que du beau. Il est entré à l'Académie française le 23 mars 1881.
ANDRÉ TH EU RI ET (1835). Lorrain d'origine, né à Marly-le-Roi (Seine-et-Oise), poète et romancier, il a publié d'abord le Chemin des Bois, le Bleu et le Xoir, recueils de vers couronnés par l'Académie française. Entre les rustiques, il est le maître du chœur, le Théocrite de nos campagnes et surtout de la forêt, qu'il aime pour elle-même. Ses romans nous représentent au vrai la vie provinciale et intime, encadrée dans des descriptions aussi vivantes que ses portraits.
MARIE DE VALANDRÉ (1861J. Née a Saint-Germainen-Laye, elle s'est essayée avec franchise et simplicité dans un volume intitulé Au Bord de la vie (1885).
LOUIS VEUILLOT (1813-1883). Né à Boynes, en Gatinais (Loiret), ce polémiste, souvent trop passionné, s'est reposé de ses luttes par des essais poétiques, dont la verve n'est pas, non plus, exempte d'une âpreté trop acerbe (Satyres, 1863; Conleiivres, 1869).
EUGÈNE VERMERSCH (1843-1876). Né à Lille, il a laissé un volume de vers intitulé Galerie de tableaux.
GABRIEL VICAIRE (1848). Né a Belfort (Haut-Rhin), l'auteur des Émaux Bressans (1884) de l'Heure enchantée (1890) a chanté son pays natal en des vers pleins de sève, d'où s'exhale une saine odeur de rusticité savoureuse.
VIENNET (1777-1868). Dernier représentant de la tradition étroitement classique, esprit mordant, mais obstiné dans ses entêtements d'école, il a tenté fortune dans tous k:s genres, tragédies, comédies, poèmes épiques, satire, épitre, et n'a trouvé sa voie que dans la fable, où son bon sens narquois eut d'heureuses rencontres.
De la versification fransais
l'enfance
Ed. Pailleron Le Berceau j
E. Manuel Le Berceau sans réveil 4
Sully Prud homme. . . . Q.ue deviennent les Berceaux. 5
A. Daudet Xou veau-nés 6
Desborde s- \'almo RE. . . L'Oreiller d'un enfant 8
MiLLEvoYE La Mère et le Nouveau-né. . . 8
— Les premières Leçons de l'Enfant Q
A. de Mcssft Sommeil d'un enfant u>