‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 62 sur 444 · MES DEUX FILLES · texte numérisé non relu

MES DEUX FILLES

Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,

L'une pareille au cvgne, et l'autre à la colombe.

Belles, et toutes deux joveuses, ô douceur!

Voyez, la grande sœur et la petite sœur

Sont assises au seuil du jardin, et sur elles

Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles.

Dans une urne de marbre agité par le vent.

Se penche, et les regarde, immobile et vivant.

Et frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase,

Un vol de papillons arrêté dans l'extase.

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