MES DEUX FILLES
Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,
L'une pareille au cvgne, et l'autre à la colombe.
Belles, et toutes deux joveuses, ô douceur!
Voyez, la grande sœur et la petite sœur
Sont assises au seuil du jardin, et sur elles
Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles.
Dans une urne de marbre agité par le vent.
Se penche, et les regarde, immobile et vivant.
Et frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase,
Un vol de papillons arrêté dans l'extase.