‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 82 sur 444 · La malade est l'enfant que veillait sa mère · texte numérisé non relu

La malade est l'enfant que veillait sa mère

2. L'ertct dramatique est dans le contraste de cette mort et de ci sommeil.

Sur le tombeau d'un pauvre enfant, D'un pauvre enfant qui fut mon frère!

Il avait ses fleurs à tout vent, Et ses racines dans la bicre.

Un simple marbre a tout couvert; Le buis n'y vient plus en bordure; Le thuya, l'arbre toujours vert', N'ombrage plus la sépulture.

Le deuil a parfois son dédain :

On a proscrit tout ce qui tombe , Et j'ai planté dans mon jardin L'humble rosier, fils de la tombe!

Parmi les autres confondu.

Nul regard ne peut le connaître; Dans la corbeille il est perdu :

Seul, je le vois de ma fenêtre;

Et, j'hésite en le comparant :

Mêmes parfums et même tige; Sur sa corolle», indifférent, Le papillon plane et voltige;

Son feuillage est aussi léger; Sa fleur p'est pas plus tôt flétrie; Rien ne trahit pour l'étranoer La première et sombre patrie!

Mais souvent, au déclin du jour.

Quand la foi rêve, ou bien le doute.

Seul, je m'approche avec amour.

Je l'interroge et je l'écoute;

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