Et pourtant, l'on admirait déjà
2. Ce mot vient du latin implkila, qui a déjà le sens \ïachal ou iiiiUihanJise aclulce, dans les textes du moyen-âge.
V Elle faisait le nœud de leurs cravates.
POÉSIES DOMESTIQUES 6f
Qu'on perdît un livre d'étude, Cahier, canif et ci*tera...
On disait sans inquiétude: et Bah ! Hélène le trouvera, n
Faisant moins de bruit que personne, A peine elle avait entendu :
Au négligent qui l'abandonne Hlle apportait l'objet perdu.
Et parfois, dans les cas suprêmes, A ses yeux vifs ayant recours, Le père et la maman eux-mêmes Avaient besoin de son secours.
Mais c'est quand vint le petit frère.
C'est alors qu'il fallait la voir!
Comme elle était heureuse et fière De bercer l'enfant chaque soir!
Alors elle était grande et sage.
Bonne aux plus sérieux emplois; Ce n'était point un badinage.
Elle avait sept ans, cette fois!
Qiiclle prudence maternelle Aux premiers pas du gros bébé!
Jamais, en trottinant près d'elle, Le cher petit n'était tombé.
Qu'on le taquine ou qu'on le gronde, On verra si la bonne sœur, La servante de tout le monde .
Sait résister à l'oppresseur.
Se dressant de toute sa taille Et le cachant contre son sein.
Elle est prête à livrer bataille :
La poule défend son poussin.
I. Elle, si prcic à s'oublier elle-mcmc pour servir les autres, TOtci
,",:!,. Trouve du courage pour dctV" '•- - "î protégé.
Si VOUS n'aimiez pas votre Hélène Après un passé si touchant, Votre âme serait bien vilaine, Paul, et vous seriez bien méchant!
Mais des soins et de l'amour tendre, Cher petit, déjà coutumier', A la chérir, à la défendre, Tu seras toujours le premier.
Elle fut ta petite mère, Et tu vois comme elle s'y prend Pour être douce à son vieux père; Tu vois les soins qu'elle me rend.
La voilà grande et presque femme.
Et ceux-là seront trop heureux Qui, nous ôtant cette chère âme.
Se la partageront entre eux.
Aimez-la bien, la sœur aînée.
Retenez-la dans notre nid; C'est pour vous qu'elle nous est née, Et votre père la bénit.
V I c r O R ut L A P K A D t