LE PETIT FRÈRE
De ma sainte patrie J'accours vous rassurer'; Sur ma tombe fleurie, Mes sœurs, pourquoi pleurer:
1. C'est-à-dire accoutume déjà à l'aimer tendrement, avec sollicitude.
2. Le poète suppose que le petit frère vient d'outre-tombe rassurer ses sœurs qui pleurent s.i mort.
POESUS L»i^M Ls i iv^L to 6]
Dans son affreux mystère, La mort a des douceurs:
Je vous vois sur la terre ; Ne pleurez pas, mes soeurs.
Ma souffrance est passée, Et mes pleurs sont taris; % Ma main n'est plus glacée.
Je joue, et je souris; Mon regard est le même, Ht j'ai la même voix; Mon cœur d'ange vous aime.
Mes sœurs, comme autrefois.
J'ai la même figure Qiii charmait tant vos veux; La même chevelure Orne mon front joyeux ; Mais CCS boucles coupées Au jour de mon trépas, De vos larmes trempées.
Ne repousseront pas' î
Là-haut dans des corbeilles Les fleurs croissent sans art ; Les méchantes abeilles Là-haut n'ont point de dard; Les roses qu'on effeuille Peuvent encor fleurir, tt les fruits que l'on cueille Ne font jamais mourir.
Le soir, quafid la nuit tombe.
Parmi vous je descends; Vous pleurez sur ma tombe :
Vos larmes, je les sens.
. Ces boucles laissent un viJc, c*cst-"i-ilirc un souvenir Ji:i r.ini»t*"t ibscnis.
Caché parmi les pierres De ce funèbre lieu, J'écoute vos prières, Et je les porte à Dieu.
M""^ Emile DE Girakdix