I^ bise est le vent du nord
5. Le grésil est une petite grèU, très fine : clic tinte sur I.1 vitre. \. Je lis dans Théophile Gautier :
Qu'il giJel el qu'd grand bruit, tam rtlâibe, la grilt Df grains reUnlisianIs fouette la vitre grêle ! Que la Use d'hitrr se fatigue à gémir! Qu'importe? n'ai-je pas un fem clair dams tuon âtre. Sur mes genoux un chat qui se joue et foldtr.-, Un livre pour veiller, un fauteuil pour dormii r
Oui : mais ce qui gâte ce plaisir, c'est l'idée d'un pauvre qui grelotte
«U dehors.
LA GRAND'MHRE
« Dors-tu?... Réveille-toi, mère de notre mère! D'ordinaire, en dormant, ta bouche remuait; Car ton sommeil souvent ressemble à ta prière '. Mais, ce soir, on dirait la madone de pierre - : Ta lèvre est immobile, et ton souffle est muet.
« Pourquoi courber ton front plus bas que de coutume
Quel mal t'avons-nous fait pour ne plus nous chérir?
Vois, la lampe pâlit, l'âtre scintille et fume;
Si tu ne parles pas, le feu qui se consume,
Et la lampe, et nous deux, nous allons tous mourir!
« Tu nous trouveras morts près de la lampe éteinte. Alors, que diras-tu quand tu t'éveilleras ? Tes enfants à leur tour seront sourds à ta plainte. Pour nous rendre à la vie, en invoquant ta sainte, Il faudra bien longtemps nous serrer dans tes bras^!
« Montre-nous donc ta Bible et les belles images. Le ciel d'or, les saints bleus >, les saintes à genoux, L'Enfant Jésus, la crèche, et le bœuf, et les mages; Fais-nous lire du doigt, dans le milieu des pages, Un peu de ce latin qui parle à Dieu de nous.
« Mère !... — Hélas ! par degrés s'afFaisse la lumière. L'ombre joyeuse danse autour du noir foyer, Les esprits vont peut-être entrer dans la chaumière <^^... Oh ! sors de ton sommeil, interromps ta prière; Toi qui nous rassurais, veux-tu nous effrayer?