Il dit ailleurs
Us enfants cbaucrlauts sotii nos incUhurs appuis; Je les regarde, et puis je Us t'eoule, et puis Je suis l'oii, et mou coeur s^apaise en leur prt'sence ; J'accepte Us conseils sacrés de Vinnocciict,
POkbiti uuMti^l^^Ll^
Quand les pasteurs ' assis sur leurs socs renverses
l<ui comptaient les sillons par chaque heure tracés.
Ou qu'encor palpitant des scènes de sa gloire,
De l'cchafaud des rois' il nous disait l'histoire,
11, plein du grand combat qu'il avait combattu ?,
r.n racontant sa vie, enseignait la vertu ♦.
X'oilà la place vide où ma mère, à toute heure,
Au plus léger soupir, sortait de sa demeure,
\.t nous faisait porter ou la laine ou le pain,
V'êtissait l'indigence ou nourrissait la faim.
Voilà les toits de chaume où sa main attentive
Versait sur la blessure ou le miel ou l'olive',
Ouvrait près du chevet des vieillards expirants
Ce livre où l'espérance est permise aux mourants **,
Recueillait leurs soupirs sur leur bouche oppressée,
Faisait tourner vers Dieu leur dernière pensée,
l-.t, tenant par la main les plus jeunes de nous,
\ la veuve, à l'enfant, qui tombaient à genoux,
Disait, en essuvant les pleurs de leurs paupières :
< Je vous donne un peu d'or, rendez-leur* vos prières!
Voilà le seuil à l'ombre, où son pied nous berçait,
La branche du tiuniier que sa main abaissait'';
Voici l'étroit sentier où, quand l'airaii^ sonore
Dans le temple lointain vibrait avec l'aurore.
Nous montions sur sa trace à l'autel du Seigneur
Offrir deux purs encens, innocence et bonhtMir'
C'est ici que sa voix pieuse et solennelle
Nous expliquait un Dieu que nous sentions ci» elle,
ht, nous montrant l'épi dans son germe enfermé,
La grappe distillant son breuvage embaumé.