SUR LES NOMBRES
Il faut examiner maintenant comment les nombres sont contenus dans l’intelligible. Ou bien ils sont nés avec les autres formes, ou bien ils sont éternellement des conséquences. Car, après que l’Être eut été de telle sorte qu’il fût existant le premier, nous concevrions d’abord la monade : puis le mouvement, et, venant de celui-ci, la stabilité, nous aurions la triade ; et, par chacun des autres intelligibles nous connaîtrions quelqu’un des autres nombres ; s’il n’en était pas ainsi, et qu’une monade soit née avec chaque intelligible, la monade serait avec l’Etre premier ; celle de l’Etre qui vient après
lui, s’il y a un ordre, serait la dyade. De même pour la
multitude des autres ; par exemple au dizième serait la décade. Cependant il n’en est pas ainsi, mais chaque nombre est conçu comme par lui-même.
Le nombre universel a donc été le premier des êtres, et, s’il a précédé, il n’était pas les êtres. Mais en vérité il était dans l’Etre ; mais il n’était pas encore le nombre de l’Etre, car l’Etre était encore un. Mais le dynamisme