‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 16 sur 229 · LOIS DE MANOU · texte numérisé non relu

LOIS DE MANOU

Brahma entrent ( çri ) dans ces êtres, les Sages ont appelé sa forme visible corps (çarira) .

C’est celui-ci qui pénètre les grands éléments avec leurs facultés actives, ainsi que l’Esprit par ses particules subtiles, lui qui perpétuellement crée tous les êtres.

Par les particules constitutives subtiles de ces six principes tout puissants naît le périssable de l’impérissable.

Chacun de ces éléments acquiert la qualité de celui qui le précède immédiatement, et possède un nombre de qualités d’autant plus grand qu’il est plus éloigné dans la série.

Dans le commencement l’Etre suprême a réglé, d’après les paroles du Véda, le nom, la fonction et la condition de chaque créature, individuellement.

Et il créa la multitude des Devâs doués de vie, dont la nature consiste dans l’action, et une troupe subtile des Sadtuzas, ainsi que le sacrifice éternel.

Du feu, du vent et du soleil, il exprima pour l’accomplissement du sacrifice les trois Védas éternels, appelés le Rig-Yéda, le Yadjour-Véda et le Sâma-Véda.

Il créa le temps, les divisions du temps, les stations lunaires, les planètes, les fleuves, les mers, les montagnes, les plaines, les lieux accidentés.

L’austérité, la parole, la volupté, le désir, la colère; et dans son désir de donner l’existence à ces êtres, il créa une création.

Mais pour distinguer Jes actions, il sépara le juste de l’injuste, et donna aux créatures sensibles ces conditions opposées deux à deux, telles que le plaisir et la peine.

Mais avec les atomes périssables des cinq éléments dont on a parlé, tout ce qui existe a été formé dans un ordre successif.

La fonction à laquelle le nouveau Maître a attaché chaque être animé est aussi celle que cet être prend spontanément chaque fois qu’il est réincarné.

Le caractère nuisible ou inoffensif, doux ou cruel, vertueux ou méchant, vrai ou faux, qu’il a assigné à chaque être lors de la création, vient retrouver spontanément cet être lors des créations nouvelles.

De même que, dans la succession des saisons, cellesci prennent d’elles-mêmes leurs attributs distinctifs, ainsi dans la succession des existences les créatures animées prennent chacune leurs fonctions propres.

Mais pour la multiplication des individus il fit sortir de sa bouche, de ses bras, de ses cuisses et de ses pieds le Brahmane, le Kchatriya, le Yaisya et le Soudia.

Divisant son propre corps en deux, ■ le souverain Maître devint moitié mâle, moitié femelle; dans cette femelle il engendra Yivâdj.

Mais sachez, ô les meilleurs des Dvidjas, que ce mâle Yivâdj, après avoir pratiqué les austérités, créa spontanément, moi Manou, le créateur de tout cet univers.

(Livre premier, § 5 à 33.)

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