MAGNÉTISME ANIMAL
12° Cette action et cette vertu peuvent être renforcées et propagés par ces mêmes corps.
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1 3° On observe à l’expérience l’écoulement d’une matière dont la subtilité pénètre tous les corps, sans perdre notablement de son activité.
i4° Son action a lieu à une distance éloignée, sans le secours d’aucun corps intermédiaire.
i5° Elle est augmentée et réfléchie par les glaces, comme la lumière.
i6° Elle est communiquée, propagée et augmentée par le son.
170 Cette vertu magnétique peut être accumulée, concentrée et transportée.
180 J’ai dit que les corps animés n’en étaient pas également susceptibles : il en est même, quoique très rares, qui ont une propriété si opposée que leur seule présence détruit tous les effets de ce magnétisme dans les autres corps.
190 Cette vertu opposée pénètre aussi tous les corps ; elle peut être également communiquée, propagée, accumulée, concentrée et transportée, réfléchie par les glaces et propagée par le son ; ce qui constitue non seulement une privation mais une vertu opposée positive.
20° L’aimant, soit naturel, soit artificiel, est, ainsi que les autres corps, susceptible du magnétisme animal et, même, de la vertu opposée, sans que, ni dans l’un ni dans l’autre cas, son action sur le fer et l’aiguille souffre aucune altération ; ce qui prouve que le principe du magnétisme animal diffère essentiellement de celui du minéral.
2i° Ce système fournira de nouveaux éclaircissements sur la nature du feu et de la lumière, ainsi que dans la théorie de l’attraction, du flux et du reflux, de l’aimant «t de l’électricité.
220 II fera connaître que l’aimant et l’électricité arti-
ficielle n’ont, à l’égard des maladies, que: des propriétés communes avec plusieurs autres agents que la nature nous offre ; et que s’il est résulté quelques effets utiles de l’administration de ceux-là, ils sont dus au magnétisme animal.
23° On reconnaîtra par les faits, d’après les règles pratiques que j’établirai, que ce principe peut guérir immédiatement les maladies des nerfs et médiatement les autres ;
24° Qu’avec son secours le médecin est éclairé sur l’usage des médicaments ; qu’il perfectionne leur action et qu’il provoque et dirige les crises salutaires de manière à s’en rendre maître.
25° En comuniquant ma méthode, je démontrerai par une théorie nouvelle des maladies l’utilité universelle du principe que je leur oppose.
26° Avec cette connaissance, le médecin jugera sûrement l’origine, la nature et les progrès des maladies, même des plus compliquées ; il en empêchera l’accroissement et parviendra à leur guérison sans jamais exposer le malade à des effets dangereux ou des suites fâcheuses, quels que soient l’âge, le tempérament et le sexe. Les femmes, même dans l’état de grossesse et lors des accouchements, jouiront du même avantage.
27 0 Cette doctrine, enfin, mettra le médecin en état de bien juger du degré de santé de chaque individu, et de le préserver des maladies auxquelles il pourrait être exposé. L’art de guérir parviendra ainsi à la dernière perfection.
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