‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 22 sur 229 · LA PUISSANCE DU MOT AUM · texte numérisé non relu

LA PUISSANCE DU MOT AUM

Alors Satyakama, fils de Sciyva demanda au rishi : O sage vénérable, si quelqu’un parmi les hommes avait médité ici jusqu’à sa mort sur la syllabe Àum, qu’auraitil obtenu ainsi?

Il répliqua : O Satyakama, la syllabe ÀUM est le Brahma supérieur et aussi l’inférieur; par conséquent celui qui sait ceci parvient par le même moyen à l’un des deux.

S’il médite sur une lettre (l’À) alors, se trouvant illuminé par celle-là seule, il parvient promptement sur la terre. Les Mantras du Rig-Yéda le conduisent au monde des hommes, et étant revêtu ici d’austérité, pénitence et foi, il possède la grandeur.

S’il médite avec deux lettres A et U, il parvient aux Manas, et il est porté par les Mantras de l’Yadjour jusqu’aux cieux, dans le monde du soma ou de la lune. Ayant possédé la grandeur dans le monde du soma il revient sur terre.

Celui qui médite avec les trois lettres du nom sacré ÀUM sur l’Etre le plus haut, il est produit à la lumière, et il parvient au soleil. De même qu’un serpent se dépouille de sa peau, il se dépouille du mal. Il est élevé par les Mantras du Saroa jusqu’au monde de Brahma, et de lui, plein de vie, il apprend à connaître l'Etre le plus haut, qui totalise les âmes individuelles et qui pénètre tous les corps. C’est ce qu’enseignent les deux slokas suivants :

Il y a trois lettres, À. U. M. qui, si on les emploie séparément ou seulement jointes deux à deux, sont sujettes à la mort. Mais si elles sont bien réunies, extérieurement, intérieurement ou par un intermédiaire, elles agissent, et alors le sage ne tremble pas.

Par les Mantras du Rig-Yéda, le sage parvient au monde de l’homme; par les Mantras de TYadjour, il parvient au ciel (atmosphérique); par les vers de Sama, il obtient ce que les poètes appellent le ciel de Brahma; par la porte AUM, il parvient à ce qui est repos, libéré de la décroissance, de la mort et de la peur — le Très- Haut.

(Cinquième Prasna.)

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