LE TRIANGLE DE SALOMON
Le verbe parfait, c’est le ternaire, parce qu’il suppose un principe intelligent ; un principe parlant et un principe parlé.
L’absolu, qui se révèle par la parole, donne à cette parole un sens égal à lui-même, et crée un troisième luimême dans l’intelligence de cette parole.
C’est ainsi que le soleil se manifeste par sa lumière et prouve cette manifestation ou la rend efficace par sa chaleur.
Le ternaire est tracé dans l’espace par le point culminant du ciel, l’infini en hauteur, qui se rattache par deux lignes droites et divergentes à l’orient et à l’occident.
Mais à ce triangle visible la raison compare un autre triangle invisible, qu elle affirme être égal au premier , c’est celui qui a pour sommet la profondeur, et dont la base renversée est parallèle à la ligne horizontale qui va de l’orient à l’occident.
Ces deux triangles, réunis en une seule figure, qui est celle d’une étoile à six rayons, forment le signe sacré du sceau de Salomon, l’étoile brillante du macrocosme.
L’idée de l’infini et de l’absolu est exprimée par ce signe, qui est le grand pantacle — c’est-à-dire le plu» simple et le plus complet abrégé de la science de toutes choses.
La grammaire elle-même attribue trois personnes au verbe.
La première est celle qui parle, la seconde celle à qui l’on parle, la troisième celle de qui l’on parle.
Le principe infini, en créant, parle de lui-même à lui-
même.