‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 25 sur 229 · LE LALITA-VISTARA · texte numérisé non relu

LE LALITA-VISTARA

ble, cette roue, parce qu’elle obtient une délivrance complète, non troublée. Déliée est cette roue, parce qu’elle est sans additions étrangères. Cette roue est une essence parce qu’elle est obtenue par une science pareille à la foudre. Indivisible est cette roue, parce qu’elle ne provient pas d’une limite antérieure. Cette roue est sans erreur parce qu’elle est exempte de toute tache provenant de l’erreur. Imperturbable est cette roue, parce qu’elle a l’illimité pour but. Cette roue pénètre partout, parce qu’elle est pareille à l’æther. En vérité, Maîtreva, cette roue de la loi est la roue de l’affranchissement de la vie; elle enseigne la nature et l’essence propre à chaque substance. C’est la roue sans naissance, sans entrave, sans origine. C’est la roue sans cause initiale. C’est la roue qui développe la règle de la loi, au-dessus de toute compréhension. C’est la roue du vide. C’est la roue sans signes. C’est la roue sans désir. C’est la roue de l’idée non formulée. C’est la roue du discernement. C’est la roue sans passion. C’est la roue de la restriction. C’est la roue connue du Tathagata. C’est la roue qui ne mêle pas les éléments de la loi. C’est la roue qui ne trouble nullement la limite pure. C’est la roue sans désir et sans obscurité. C’est la roue qui a dépassé la vue de la double limite et qui est parvenue à ce qui la soutient. C’est la roue sans fin et sans milieu, sans agitation, qui ne trouble nullement les éléments de la loi. C’est la roue qui n’interrompt jamais l’action spontanée d’un Buddha. C’est la roue qui ne se met pas en mouvement et qui ne tourne pas. C’est la roue tout à fait invisible. C’est la roue qu’on ne prend pas, qu’on ne rejette pas. C’est la roue ineffable. C’est la roue semblable à la nature visible. C’est la roue qui pénètre dans l’égalité de toutes les substances d un objet. C’est la roue qui, en vue de la

discipline des êtres, n’est pas détournée par des paroles magiques. C’est la roue sans seconde, sans pareille, sans arrêt, entrée dans la règle, au sens très pur. C’est la roue qui rassemble bien les éléments de la Loi. Cette roue est incommensurable, dépasse toute mesure. Cette roue incalculable est en dehors de tout calcul. Cette roue ne peut être saisie par la pensée, parce que cette roue, qui a dépassé la voie de l’esprit, cette roue est sans égale. Cette roue sans égale est complètement ineffable. Cette roue est séparée de toute parole, bruit, ou expression de la pensée. Cette roue, qui est sans mesure et sans comparaison, est pareille à î ’æther, indivisible, non immobile, pénétrant ce qui la soutient, calme, extrêmement calme, ayant sa nature propre, exempte d’erreur, et n’étant pas autrement, parlant la langue de tous les êtres, châtiant les démons, victorieuse des Tirthikas, dépassant l’entrée dans le domaine du monde de la transmigration, entrée dans la région de Buddha, parfaitement connue des vénérables Poudgalas, comprise par les Pratyékabuddhas, reçue par les Bodhisattvas, louée par tous les Buddhas, non divisée par tous les Tathagatas. Telle est, ê Maîtreya, l’espèce de la roue de la Loi, tournée par le Tathagata, pour Faction de tourner laquelle, il est appelé Tathagata.

(Chapitre XXVI.)

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