HIERARCHIE ECCLESIASTIQUE
Il était nécessaire que les premiers chefs de notre hiérarchie, qui sont eux-mêmes, par la supersubstantielle théarchie, remplis du don sacré, et, par la bonté de la théarchie, chargés de le répandre à leur tour sur leurs inférieurs, ardemment désireux, en leur déiformité,
de procurer l’anagogie et la déification des moins avancés, nous transmissent, sous de sensibles images, les objets supercélestes, avec une diverse multiplicité la collective unité, dans le matériel b immatériel, dans l'humain le divin, en nous-mêmes le supersubstantiel, et cela au sein de leurs enseignements écrits et non écrits. Telles sont les règles saintes, non seulement par rapport aux profanes qui ne doivent pas même toucher aux symboles, mais encore par ce que sur les symboles, comme je l’ai dit, en harmonie avec notre être propre, repose notre hiérarchie qui a besoin du sensible pour notre anagogie plus divine vers l’intelligible.
Toutefois, les raisons des symboles sont connues des divins initiateurs, qui se garderont d’en instruire personne encore dans la voie de la perfection, se rappelant que les divins disciples, instituteurs des rites sacrés, ont basé la hiérarchie sur l’invariable et distincte gradation des ordres, et sur de religieuses attributions convenablement dévolues à chacun selon son mérite. C’est pourquoi, persuadé par ta pieuse promesse, car il est bon de la remémorer, que tu n’expliqueras pas à d’autres qu’à des initiateurs de ton rang, en possession de la déiformité, toute la transcendante hiérologie de la hiérarchie, et que tu leur réclameras aussi la promesse, conformément à la loi hiérarchique, de traiter avec pureté ce qui est pur, de ne communiquer qu’aux divins ce qui est déifique, qu’aux perfectibles ce qui perfectionne, qu’aux saints ce qui renferme toute sainteté, je t’ai départi, avec d’autres trésors de la hiérarchie, le don émané de Dieu.
(Chapitre /.)
SAINT DENTS L AREOPAGITE