‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 9 sur 229 · OU LE LIVRE DE LA PURETÉ ET DU CALME CONSTANTS · texte numérisé non relu

OU LE LIVRE DE LA PURETÉ ET DU CALME CONSTANTS

Lao-kiun dit : Le Tao suprême, qui est sans forme, produit et développe le ciel et la terre. Sans mouvement interne, il meut et fait tourner le soleil et la lune. Sans nom, le Tao suprême fait subsister et entretient tous les êtres. Ne sachant point son nom, je l’appelle Tao. Le Tao réunit le principe lumineux de la pureté et le principe obscur. Il possède le principe du mouvement et celui du repos. Le ciel est lumineux et pur; la terre est obscure. Le ciel est actif ; la terre est en repos.

L’élément mâle est lumineux; l’élément femelle est obscur. Le premier est actif; le second donne le repos.

Ce qui produit l’essence et répand les qualités, donne l’être à toutes choses.

Le principe lumineux est la source du principe obscur; le mouvement est l’origine du repos.

L’homme peut posséder la pureté et le repos constants, car le ciel et la terre comprennent toutes les fins des êtres.

L’esprit de l’homme aime ce qui est selon l’esprit et pur; seul son cœur le trouble et l’incommode. Le cœur de l’homme aime le repos; mais ses désirs l’entraînent à l’action.

Quand on peut constamment annihiler ses désirs, le cœur est en paix par lui-même. Quand on garde son cœur pur, l’esprit reste pur par lui-même. Alors, dans

leur anéantissement, les six passions ne naissent pas; les trois poisons diminuent et s’annihilent.

Celui qui ne peut faire cela n’est point encore pur en son cœur; ses passions ne sont point encore détruites. Celui qui sait s’en défaire, sait voir intérieurement son cœur, et son cœur n’est point son cœur. A l’extérieur, il voit sa forme corporelle, et cette forme n’est point sa forme ; plus loin il voit ses objets et ces objets ne sont pas ses objets à lui .

Car ces trois choses impénétrables par la connaissance et la réflexion, ne peuvent se voir que dams l’abstraction. On voit cette abstraction et ainsi l’on s’abstrait; mais cette abstraction n’est pas le vide. Le vide est le rien, et rien multiplié par rien est eneore rien. Rien et rien, c’est toujours rien.

Par le calme parfait on obtient le repos constant; mais ce repos n’est pas le repos définitif. Mais, les désirs ne naissent plus, et quand les désirs ne naissent plus, alors c’est le repos définitif.

Celui qui se conduit perpétuellement avec droiture parfaite, selon ce qu’exige la nature des êtres, il acquiert une nature du cœur constamment droite et pure. Cette perpétuelle correspondance est le perpétuel repos. C’est la pureté et le repos constants. Quand il en est ainsi, la pureté et le repos parfaits font découvrir bientôt la voie parfaite et droite. Quand on y est entré, on est réputé avoir atteint la sagesse parfaite, le Tao. Mais, bien qu’on croie la posséder, en réalité on ne l’a point atteinte. Quand on sait produire les diverses transformations des êtres vivants on est réputé savoir atteindre le Tao. Ceux qui savent discourir de ces choses selon la vérité, peuvent enseigner et transmettre le Tao des saints.

(Première partie : Qntoloaie.)

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