THÉORIE DES ANGES
...J’aperçus sept étoiles, semblables à des montagnes i de feu (ou comme des esprits déchus).
Alors l’ange dit : ce lieu subsistera jusqu’à la con- ! sommation du ciel et de la terre ; il est la prison des ! étoiles et des puissances célestes.
Ces étoiles qui roulent au-dessus du feu sont celles qui ont transgressé les commandements de Dieu, avant
leur exaltation. Aussi les a-t-il enchaînées, dans sa colère, dans ce lieu jusqu’à ce qu’elles aient expié leur crime dans l’année mystérieuse.
(■ Chapitre XVIII, 1U, 15 16.)
Alors Uriel s’écria : Voici les anges qui ont cohabité avec les femmes. Et voici leurs chefs, sous des apparences trompeuses, qui ont souillé les hommes, multiplié parmi eux les erreurs au point de leur faire sacrifier aux esprits mauvais comme à des dieux ; mais au jour du jugement, ils seront jugés et ils périront. Et leurs femmes avec eux, qui ont séduit les anges, elles deviendront des sorcières. Et moi Henoch, moi seul, j’ai vu la fin de toutes choses, et il n’a été donné à personne de la voir comme moi. ( Chapitre XIX , 1 à 3.)
Voici les noms des sept anges saints qui veillent :
Uriel, un des saints anges, qui préside au monde et à la terreur ;
Raphaël, un des saints anges, qui préside aux esprits des hommes ;
Raguel , un des saints anges, qui punit le monde et les luminaires ;
Michel, un des saints anges, qui préside aux hommes bons et garde les nations ;
Tsarakiel, un des saints anges, qui préside aux esprits des enfants des hommes qui pèchent par les esprits ;
Gabriel , un des saints anges, qui préside sur Ikisat, sur le paradis et sur les chérubins ;
Remeiel, un des saints anges, que Dieu a préposé à la garde des ressuscités. ( Chapitre XX, 1 à 7.)
Voici les noms des vingt et un anges coupables : Semiâzâ, Arstikifâ, Armên, Kokabael, Tur-êl, Rumial,
LE SEPHER d’hÉNOCH
Dani-êl, Nukael, Barûq-el, Azaz-êl, Armaros, Batar-iâl, Basasaël, Anan-el, Tur-ial, Simâki-siel, Ietar-êl, Tumâël,
Tar-êî, Rumâel, Azâzéel.
Voici maintenant les noms des chefs de leurs centaines, de leurs cinquantaines et de leurs dizaines.
Le nom du premier est Yekan ; c’est celui qui séduisit tous les Lis des saints anges, qui les fit descendre sur la terre, pour séduire les tilles terrestres et procréer des enfants.
Le nom du second est Kesabel, qui inspira de mauvais desseins aux fils des anges et les poussa à souiller leurs corps en s’accouplant avec les tilles des hommes.
Le nom du troisième est Gabriel ; c’est lui qui a révélé aux fils des hommes les moyens de donner la mort ; c’est lui qui séduisit Eve et enseigna aux fils des hommes les plaies de mort, la cuirasse, le bouclier, le glaive, et tout ce qui peut donner ou faire éviter la mort. Il forma les habitants de l’élément aride jusqu’à la consommation des siècles.
Le nom du quatrième est Pénémue ; c’est lui qui révéla aux tils des hommes l’amertume et la douceur. Et qui leur découvrit tous les secrets de la fausse sagesse. Il apprit aux hommes à écrire avec de l’encre sur du papyrus et il s’en est suivi un désordre général, car les hommes n’ont pas été mis au monde pour écrire.
Le nom du cinquième est Kasyade ; c’est lui qui a révélé aux enfants des hommes tous les arts diaboliques et mauvais.
Ces moyens de tuer un enfant dans le sein de sa mère, ces arts qui se pratiquent par la morsure des serpents, par la plaie qui se produit en plein midi, dans la semence du serpent, qu’on nomme Tabaet.
(■ Chapitre LXIX, 2 à 18.)
LE TALMUD
Le Talmud est un immense recueil de prescriptions méticuleuses louchant V observation de la loi de Moïse ; il en existe deux versions ; Vune appelée Talmud de Jérusalem, bien quelle ait été compilée à Tibérias, par Rabbi Yochanan , aidé de Rab et de Schemouel, tous deux disciples de Juda le Saint , Vautre appelé Talmud de Babylone, qui est une Guemara recueillie par les Araméens occidentaux. On y trouve parfois des explications Itabbalistiques fort curieuses du livre de la Genèse, des dissertations sur V orthographe mystérieuse des noms divins, qui jouent un grand rôle dans V occultisme hébraïque. Nous empruntons en partie V excellente traduction donnée par Moïse Schwab, des traités Berakhoth et Megillah.