‹ Anthologie des écrivains français (volume 2)Chapitre 49 sur 65 · LA COMÉDIE DE LA MORT POÉSIES DIVERSES · texte numérisé non relu

LA COMÉDIE DE LA MORT POÉSIES DIVERSES

(1) GAUTIER (Théophile), né à Tarbes en 1811, mort à Neuilly en 1872. Venu tout enfant à Paris, il fit d'abord de la peinture, puis l'abandonna pour les lettres, et, présenté à Victor Hugo, devint le plus fervent et le plus fidèle apôtre du romantisme. Dès lors il ne cessa de produire, tour à tour poète, romancier, voyageur, archéologue, critique d'art et critique dramatique. En 1852 il s'était rattaché au régime impérial ; déjà malade, il ne put supporter les tristesses de la guerre et les rigueurs du siège de Paris, et mourut ;^p peu de temps après.

*Vy 1 La physionomie de Théophile Gautier est f vraiment l'une des plus originales du romantisme. Elle le représente même merveilleusement, aussi bien par ses traversées bizarreries, son apparence un peu factice, que par sa jeunesse inaltérable, son ardeur, son enthousiasme, son amour profond et sincère de la beauté. Il n'a de passion que l'art seul, et ne voit rien au dehors. Comme poète, on lui doit : Albertus (1833) ; la Comédie de la mort (1838) ; Espaça (1845) »' Émaux et Camées (1852). Tous les vers en sont admirables de forme et de couleur, surtout dans ce dernier recueil, tout entier en vers de huit pieds, ceux où Gautier est le plus à l'aise et qui suffisent à sa précision plastique. En effet, orfèvre habitué à ciseler de près un bijou, il n'a

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