H2 - TH. GAUTIER
Pastel.
J'AIME à vous voir en vos cadres ovales, Portraits jaunis des belles du vieux temps, Tenant en main des roses un peu pâles, Comme il convient à des fleurs de cent ans.
Le vent d'hiver en vous touchant la joue A fait mourir vos œillets et vos lis, Vous n'avez plus que des mouches de boue Et sur les quais vous gisez tout salis.
Il est passé le doux règne des belles ; La Parabère avec la Pompadour Ne trouveraient que des sujets rebelles, Et sous leur tombe est enterré l'amour.
Vous, cependant, vieux portraits qu'on oublie, Vous respirez vos bouquets sans parfums, Et souriez avec mélancolie Au souvenir de vos galants défunts.
BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER
A . FasquelU, éditeur.
besoin ni de la passion, comme Musset, ni des grands horizons, comme Hugo ou comme Lamartine. Un détail dans la vie ou un petit coin dans la nature, c'est assez pour lui ; mais, artiste impeccable, toujours sûr de sa langue, il en renouvelle et enrichit la description, et en tire ce parti merveilleux qui lui a valu d'être appelé le t Benvenuto Cellini du style t.
1838 TH. GAUTIER -n3
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*TXe SIÈCLE fPOÊSTE) — I.
HÉGESIPPE MOREAW